Mahou Gakure [RP]
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Re: Mahou Gakure [RP]
Grand-mère:_DEBOOOOUUUUT !!
Oui c’est bon, on le saura... Bon, pas la peine de me faire chier pour elle, sa me gonfle vraiment d'être réveillé comme ça tous les matins... Je chope un truc à bouffer, et je me casse par la fenêtre de ma chambre sans que ma grand-mère ait eu le temps de me rabâcher ses habituels reproches.
C'est un petit exercice que je fais désormais tout le temps, me glisser par la fenêtre du premier étage pour me rattraper à une branche un mètre plus loin. Comme elle est assez étroite, je mets toujours pas mal de temps à passer mon corps en entier et ça constitue un bon assouplissement dès le matin. Je trottine vers ma clairière habituelle, faisant mes étirements matinaux. D'autant plus indispensables que j'ai des courbatures énormes depuis ce foutu entrainement sur la vitesse que j'ai subi avec Kentaro... D'ailleurs, je suis tellement courbaturé que j'arrive pas à voir les résultats, je cours comme un papy... D'ailleurs, l'autre jour, des étudiants de l'académie se sont foutus de ma gueule... Je repense encore au petit gros qui riait en bavant, c'était lui qui se moquait le plus alors qu'il n'avait pas l'air plus rapide que moi dans mon état. Un sourire diabolique se forme sur mes lèvres lorsque je repense à la scène ou je lui ai magistralement défoncé une rotule et écrasé son gros tas de graisse libidineux sur le sable de la piste d'entraînement.
Mais trêves de plaisanteries, aujourd'hui est un jour important, je dois aller voir le kage qui va m'affilier une équipe temporaire. Je me dirige donc tranquillement (de toute façon je peux pas aller plus vite) vers le village. C'est vrai que je vis en dehors de l'enceinte même et des murs du village, mais j'ai l'autorisation car la zone est quand même sous le contrôle du village et des équipes de surveillance patrouillent régulièrement. Je croise d'ailleurs un jounin qui roupille dans les branches. Le village est vraiment tranquille ces derniers temps. Cette stabilité me paraissait d'abord bénéfique, mais maintenant je réalise que nous sommes en position de faiblesse... En temps que ninjas, notre raison de vivre se trouve dans le confit, mais bon, si le mahoukage le veut comme ça, ce n'est pas un petit genin comme moi qui vais le contester.
Pendant ce temps, à l'intérieur même du Q.G., une importante réunion du conseil a lieu.
Mahoukage: Tout d'abord, avant de commencer cette réunion du conseil, je vais faire l'appel._Keishin Korove ?
Un grand homme avec une peau d'ébène lève la main: Présent !
Mahoukage: _Hirako Uematsu ?
Un homme assez âgé, l'air fatigué et désabusé fait un signe: Présent...
Mahoukage:_Nobunaga Nagotory ?
Un vieil homme aux traits ridé se lève. Malgrès son âge avancé, il parait déterminé, et une flamme brille constamment dans ses yeux:_Présent ! Je me suis permis d'amener exceptionnellement mon fils, Ken, qui a des choses très intéressantes à nous raconter...Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, bien sur...
Mahoukage: Pas de problème, Ken sera membre du conseil exceptionnellement mais sa voix n'aura aucun droit lors des votes.
Ken Nagotory (il s'incline, et regarde l'assemblée.) C'est le portrait craché de son père, à cela près qu'il est dans la force de l'âge et qu'une formidable impression de puissance, de charisme et de confiance en soi émane de tout son être. Dès qu'il prend la parole, toute l'assemblée paraît plus détendue à l'exception de deux hommes: Keishin Korove et un autre jeune homme assis en face de celui-ci.
_Je suis très honoré de pouvoir siéger au conseil, ne serait-ce que pour un seul jour, et j'espère pouvoir apporter au conseil tout ce que je peux lui donner.
Mahoukage:_Bien, bien. Rassied-toi. Je vais continuer l'appel. Lirao Kazama ?
Une belle jeune femme passe sa main dans ses cheveux, puis lève la main et déclare de sa voix claire: Présente !
Mahoukage:_Yagami Mitsumita?
Un homme à l'air renfrogné et buté lève la main. Il est trapu, imposant, et fait exactement penser à un bloc de béton, si ce n'est une lueur d'intelligence qui brille dans ses yeux. Il ne dit mot, et se contente de laisser sa main bien levée en évidence. Le kage lui fait un signe d'approbation, et celui-ci baisse sa main.
Mahoukage:_Fubuki Sôma?
Le jeune homme qui n'avait pas eu l'air heureux à l'apparition de Ken Nagotory lève la main. Il est le contraire de celui-ci: il parait plus faible physiquement, et c'est une froide détermination qui se lit dans son visage. On peut aussi voir qu'il a une constante expression de bonté et de compassion. Somme toute, il paraît assez énervant.
Mahoukage:Bien, tout le monde est là. Nous allons pouvoir commencer.
La demi-heure qui passe est constituée de rapports de missions importantes, et de différents exposés sur le commerce avec les différents villages et puissances extérieures ou même sur la rénovation du tout-à-l'égout du village. Il y a deux personnes qui n'ont pas pris la parole durant ce laps de temps: Le Mahoukage et Ken Nagotory. Le premier ayant piqué un somme au bout de 5 minutes, le second devenant de plus en plus cramoisi au fur et à mesure que les débats avancent. La partie qui nous intéresse se situe au moment où Keishin Korove propose un accord commercial avec un nouveau village qui risque d'être une puissance à prendre en compte, Arasu.
Keishin Korove: [...] Et donc, si nous ne voulons pas que cette nouvelle puissance soit en opposition avec notre village, nous devons signer un accord dès que possible.
Ken Nagotory (sa rage contenue explose littéralement):_Arrêtez cette mascarade ! Vous n'avez donc que ce mot à la bouche ? Accord ! Traité ! COMMERCE ! La paix à fait de vous des bureaucrates, des politiciens qui cherchent une solution de faiblesse à tous les problèmes !
Vous ne faites que concéder du terrain aux autres puissances ! Avez vous oublié ce que vous êtes ? Vous êtes des ninjas ! Votre essence est dans le conflit ! Vous servez le village, bordel !
Ce n'est pas en agissant en pleutres que le village pourra évoluer ! Votre "politique" ne fait qu'affaiblir de jour en jour notre puissance, et vous nous mettez en position de faiblesse face aux autres villages !
Croyez-vous que Gensou ou Chikara règlent leurs problèmes par des traités ou des accords commerciaux ? Non ! Ils font ce que doit faire un shinobi ! Ils assassinent, ils trahissent, ils espionnent !
Je vous le dit, la déchéance de Mahou ne fait que leur profiter, et ils attendent le bon moment pour frapper ! Ils profitent de notre passivité pour nous rafler nos missions, et notre puissance militaire ne fait que diminuer de jour en jour ! Qui servez-vous, je vous le demande ? Le village, ou bien un idéal utopique de paix mondiale ?
Des regards ébahis suivent cette intervention, certains hochent la tête, d'autres paraissent contrariés. Même le kage s'est réveillé.
Nobunaga Nagotory: _Je pense que mon fils a bien parlé. Le village est faible, notre puissance n'est plus que l'ombre de notre force passée...
Fubuki Sôma:_Et bien... C'est une bonne chose. Le village ne se constitue pas uniquement de shinobis. Nous avons une grande part de civils, et je pense que c'est bien servir leurs intérêts que de ne pas les envoyer à un massacre certain avec une guerre ouverte ?
Pendant ce temps, je me suis perdu. Pas dans le village, mais bien dans les couloirs du Q.G. Dans la nature, mon sens de l'orientation est excellent, mais dans un bâtiment de cette taille... Je ne m'y retrouve pas. J'entends de l'agitation derrière une porte, ils sauront eut-être me renseigner.
Ken Nagotory: Encore une fois, je vous pose la question : QUI SERVEZ VOUS ? Arrêtez de vous voiler la face ! Si nos civils sont vulnérables à une guerre ouverte, c'est parce que nos ninjas non plus ne sont pas prêts ! Si même vous, qui êtes en haut de la hiérarchie, fuyez la guerre, que penser de nos shinobis ? Nos Jounins sont paresseux, l'activité les a rendus mous et vénaux. Nos chuunins ne servent plus que leurs propres intérêts, il n'existe plus aucun patriotisme dans les différentes couches de l'organisation ninja... Et que dire de nos genins ? Ils sont faibles ! Le taux d'échec aux missions est proprement ahurissant, ils arrivent même à avoir des amis dans les autres villages ninjas ! Et, plus grave encore, la majorité d'entre eux n'ont pas fait l'expérience fondamentale du ninja: celle de tuer !
C'est alors que je fais irruption en pleine réunion du conseil. Je regarde d'un œil ahuri ces gens disposés autour d'une table avec le kage au bout. Je vois un jeune homme debout non loin de moi, le poing brandi. Il m'impressionne, sa fougue et son apparence m'écrasent, un silence pesant alourdit encore la situation. Tout le monde regarde ce jeune abruti avec ses cheveux en batailles encore pleins de petites branches et son air ahuri de celui qui ne devrait pas être là. Je fais mine de partir, je marmonne quelque chose d'incompréhensible, du style: pardondevousavoirdérangéj'yvaismerdemerdemerde... Mais c'est alors que le Jeune homme debout s'adresse à moi.
Oui c’est bon, on le saura... Bon, pas la peine de me faire chier pour elle, sa me gonfle vraiment d'être réveillé comme ça tous les matins... Je chope un truc à bouffer, et je me casse par la fenêtre de ma chambre sans que ma grand-mère ait eu le temps de me rabâcher ses habituels reproches.
C'est un petit exercice que je fais désormais tout le temps, me glisser par la fenêtre du premier étage pour me rattraper à une branche un mètre plus loin. Comme elle est assez étroite, je mets toujours pas mal de temps à passer mon corps en entier et ça constitue un bon assouplissement dès le matin. Je trottine vers ma clairière habituelle, faisant mes étirements matinaux. D'autant plus indispensables que j'ai des courbatures énormes depuis ce foutu entrainement sur la vitesse que j'ai subi avec Kentaro... D'ailleurs, je suis tellement courbaturé que j'arrive pas à voir les résultats, je cours comme un papy... D'ailleurs, l'autre jour, des étudiants de l'académie se sont foutus de ma gueule... Je repense encore au petit gros qui riait en bavant, c'était lui qui se moquait le plus alors qu'il n'avait pas l'air plus rapide que moi dans mon état. Un sourire diabolique se forme sur mes lèvres lorsque je repense à la scène ou je lui ai magistralement défoncé une rotule et écrasé son gros tas de graisse libidineux sur le sable de la piste d'entraînement.
Mais trêves de plaisanteries, aujourd'hui est un jour important, je dois aller voir le kage qui va m'affilier une équipe temporaire. Je me dirige donc tranquillement (de toute façon je peux pas aller plus vite) vers le village. C'est vrai que je vis en dehors de l'enceinte même et des murs du village, mais j'ai l'autorisation car la zone est quand même sous le contrôle du village et des équipes de surveillance patrouillent régulièrement. Je croise d'ailleurs un jounin qui roupille dans les branches. Le village est vraiment tranquille ces derniers temps. Cette stabilité me paraissait d'abord bénéfique, mais maintenant je réalise que nous sommes en position de faiblesse... En temps que ninjas, notre raison de vivre se trouve dans le confit, mais bon, si le mahoukage le veut comme ça, ce n'est pas un petit genin comme moi qui vais le contester.
Pendant ce temps, à l'intérieur même du Q.G., une importante réunion du conseil a lieu.
Mahoukage: Tout d'abord, avant de commencer cette réunion du conseil, je vais faire l'appel._Keishin Korove ?
Un grand homme avec une peau d'ébène lève la main: Présent !
Mahoukage: _Hirako Uematsu ?
Un homme assez âgé, l'air fatigué et désabusé fait un signe: Présent...
Mahoukage:_Nobunaga Nagotory ?
Un vieil homme aux traits ridé se lève. Malgrès son âge avancé, il parait déterminé, et une flamme brille constamment dans ses yeux:_Présent ! Je me suis permis d'amener exceptionnellement mon fils, Ken, qui a des choses très intéressantes à nous raconter...Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, bien sur...
Mahoukage: Pas de problème, Ken sera membre du conseil exceptionnellement mais sa voix n'aura aucun droit lors des votes.
Ken Nagotory (il s'incline, et regarde l'assemblée.) C'est le portrait craché de son père, à cela près qu'il est dans la force de l'âge et qu'une formidable impression de puissance, de charisme et de confiance en soi émane de tout son être. Dès qu'il prend la parole, toute l'assemblée paraît plus détendue à l'exception de deux hommes: Keishin Korove et un autre jeune homme assis en face de celui-ci.
_Je suis très honoré de pouvoir siéger au conseil, ne serait-ce que pour un seul jour, et j'espère pouvoir apporter au conseil tout ce que je peux lui donner.
Mahoukage:_Bien, bien. Rassied-toi. Je vais continuer l'appel. Lirao Kazama ?
Une belle jeune femme passe sa main dans ses cheveux, puis lève la main et déclare de sa voix claire: Présente !
Mahoukage:_Yagami Mitsumita?
Un homme à l'air renfrogné et buté lève la main. Il est trapu, imposant, et fait exactement penser à un bloc de béton, si ce n'est une lueur d'intelligence qui brille dans ses yeux. Il ne dit mot, et se contente de laisser sa main bien levée en évidence. Le kage lui fait un signe d'approbation, et celui-ci baisse sa main.
Mahoukage:_Fubuki Sôma?
Le jeune homme qui n'avait pas eu l'air heureux à l'apparition de Ken Nagotory lève la main. Il est le contraire de celui-ci: il parait plus faible physiquement, et c'est une froide détermination qui se lit dans son visage. On peut aussi voir qu'il a une constante expression de bonté et de compassion. Somme toute, il paraît assez énervant.
Mahoukage:Bien, tout le monde est là. Nous allons pouvoir commencer.
La demi-heure qui passe est constituée de rapports de missions importantes, et de différents exposés sur le commerce avec les différents villages et puissances extérieures ou même sur la rénovation du tout-à-l'égout du village. Il y a deux personnes qui n'ont pas pris la parole durant ce laps de temps: Le Mahoukage et Ken Nagotory. Le premier ayant piqué un somme au bout de 5 minutes, le second devenant de plus en plus cramoisi au fur et à mesure que les débats avancent. La partie qui nous intéresse se situe au moment où Keishin Korove propose un accord commercial avec un nouveau village qui risque d'être une puissance à prendre en compte, Arasu.
Keishin Korove: [...] Et donc, si nous ne voulons pas que cette nouvelle puissance soit en opposition avec notre village, nous devons signer un accord dès que possible.
Ken Nagotory (sa rage contenue explose littéralement):_Arrêtez cette mascarade ! Vous n'avez donc que ce mot à la bouche ? Accord ! Traité ! COMMERCE ! La paix à fait de vous des bureaucrates, des politiciens qui cherchent une solution de faiblesse à tous les problèmes !
Vous ne faites que concéder du terrain aux autres puissances ! Avez vous oublié ce que vous êtes ? Vous êtes des ninjas ! Votre essence est dans le conflit ! Vous servez le village, bordel !
Ce n'est pas en agissant en pleutres que le village pourra évoluer ! Votre "politique" ne fait qu'affaiblir de jour en jour notre puissance, et vous nous mettez en position de faiblesse face aux autres villages !
Croyez-vous que Gensou ou Chikara règlent leurs problèmes par des traités ou des accords commerciaux ? Non ! Ils font ce que doit faire un shinobi ! Ils assassinent, ils trahissent, ils espionnent !
Je vous le dit, la déchéance de Mahou ne fait que leur profiter, et ils attendent le bon moment pour frapper ! Ils profitent de notre passivité pour nous rafler nos missions, et notre puissance militaire ne fait que diminuer de jour en jour ! Qui servez-vous, je vous le demande ? Le village, ou bien un idéal utopique de paix mondiale ?
Des regards ébahis suivent cette intervention, certains hochent la tête, d'autres paraissent contrariés. Même le kage s'est réveillé.
Nobunaga Nagotory: _Je pense que mon fils a bien parlé. Le village est faible, notre puissance n'est plus que l'ombre de notre force passée...
Fubuki Sôma:_Et bien... C'est une bonne chose. Le village ne se constitue pas uniquement de shinobis. Nous avons une grande part de civils, et je pense que c'est bien servir leurs intérêts que de ne pas les envoyer à un massacre certain avec une guerre ouverte ?
Pendant ce temps, je me suis perdu. Pas dans le village, mais bien dans les couloirs du Q.G. Dans la nature, mon sens de l'orientation est excellent, mais dans un bâtiment de cette taille... Je ne m'y retrouve pas. J'entends de l'agitation derrière une porte, ils sauront eut-être me renseigner.
Ken Nagotory: Encore une fois, je vous pose la question : QUI SERVEZ VOUS ? Arrêtez de vous voiler la face ! Si nos civils sont vulnérables à une guerre ouverte, c'est parce que nos ninjas non plus ne sont pas prêts ! Si même vous, qui êtes en haut de la hiérarchie, fuyez la guerre, que penser de nos shinobis ? Nos Jounins sont paresseux, l'activité les a rendus mous et vénaux. Nos chuunins ne servent plus que leurs propres intérêts, il n'existe plus aucun patriotisme dans les différentes couches de l'organisation ninja... Et que dire de nos genins ? Ils sont faibles ! Le taux d'échec aux missions est proprement ahurissant, ils arrivent même à avoir des amis dans les autres villages ninjas ! Et, plus grave encore, la majorité d'entre eux n'ont pas fait l'expérience fondamentale du ninja: celle de tuer !
C'est alors que je fais irruption en pleine réunion du conseil. Je regarde d'un œil ahuri ces gens disposés autour d'une table avec le kage au bout. Je vois un jeune homme debout non loin de moi, le poing brandi. Il m'impressionne, sa fougue et son apparence m'écrasent, un silence pesant alourdit encore la situation. Tout le monde regarde ce jeune abruti avec ses cheveux en batailles encore pleins de petites branches et son air ahuri de celui qui ne devrait pas être là. Je fais mine de partir, je marmonne quelque chose d'incompréhensible, du style: pardondevousavoirdérangéj'yvaismerdemerdemerde... Mais c'est alors que le Jeune homme debout s'adresse à moi.
Re: Mahou Gakure [RP]
Ken Nagotory: Ne t'en vas pas. Viens, j'ai quelque chose d'intéressant à montrer au conseil.
Je fais une moue intriguée, il me fait signe d'approcher. Il regarde son père d'un air entendu, celui ci hoche la tête. S'ensuit des réactions diverses de la part des personnalités présentes : L'homme qui ressemble à un bloc de granit paraît soudainement intéressé, Keishin Korove pousse un soupir blasé et Fubuki Soma paraît proprement scandalisé, puis fait un geste du style : Oh et puis merde, fais ce que tu veux...
Je crains le pire... Ce qui m'inquiète le plus, c'est que le Mahoukage commence juste à regarder la suite des évènements avec un œil intéressé... Je fais encore quelques pas, je me retrouve juste à côté de celui qui tenait en haleine tout son auditoire juste avant que j'entre comme un boulet et que je l'interrompe brusquement.
Alors que je suis juste à côté de lui, je scrute son visage pour essayer de comprendre ce qu'il veut de moi. Un léger battement de cils. Sa main tapote d'impatience sur la table. Il a un tic musculaire sur le côté de la bouche, presque invisible, mais ça me suffit. Je cherche sa main gauche. Je ne la trouve pas. Un éclair traverse ses yeux, j'ai enfin compris !
Je fais un mouvement imperceptible sur la droite, je pivote très légèrement sur la pointe de mes pieds... Et d'un geste fulgurant, il dégage un Ninjatô caché dans les plis de son habit, et fend l'air à grande vitesse vers l'endroit ou est ma gorge. Il s'arrête à quelques millimètres... Du vide. J'ai réussi à anticiper. Même si il n'a montré qu'une infime partie de sa vitesse réelle, son attaque a duré à une fraction de seconde, et je n'ai pu esquiver sa feinte que grâce à ma capacité d'anticipation et de compréhension. Sa lame pend bêtement dans le vide, il s'aperçoit que j'ai réussi à esquiver sa feinte.
J'avais compris dès le début qu'il comptait démontrer par un exemple simple que les genins sont faibles, mais manque de bol pour lui, il est tombé justement sur celui dont le style de combat est basé uniquement sur ça. L'esquive. Il fait une tête bizarre. A la fois dépité de voir sa démonstration tomber à l'eau par ma faute, mais il semble aussi... Intéressé. C'est Fubuki Soma qui rompt le silence, d'un air soulagé.
Fubuki Soma: Et bien ! Vous voyez que la situation n'est pas si désespérée que ça ! Ce genin a fait preuve de très bons reflexes pour réussir à esquiver votre attaque... Bien que vus n'étiez pas sérieux, c'est quand même une performance.
Il paraît heureux de voir que la démonstration de son opposant se démonte toute seule. Je suis un peu gêné, je savais qu'il ne comptait pas me trancher la gorge, et j'ai quand même esquivé. Il me fait signe que ce n'est pas grave, et répond à l'autre emmerdeur par un sourire carnassier. Il me fait signe que je peux prendre congé mais, à mon plus grand étonnement, il me glisse discrètement un papier dans la poche. Je sors de la salle avec un goût bizarre dans la bouche. J'ai un peu honte, j'ai du respect pour cet homme. Et ce Fubuki Soma me met dans une position désagréable... Je ne me suis pas fait un ami avec Ken Nagotory aujourd'hui. Je suis un peu dépité, mais j'ouvre quand même son papier une fois à l'abri des regards indiscrets.
Au fur et à mesure que je lit son mot, je reprends espoir. En quelques mots, il me donne rendez-vous sous un arbre dans le parc près de la zone commerciale à 18 heures. Je vais pouvoir m'excuser, la journée n'est peut être pas perdue. Je vais tout de même me renseigner à l'accueil pour savoir ou sont affichés les équipes et les missions. Elle rigole, et me montre l'énorme panneau en face de l'entrée:
DISPOSITION DES ÉQUIPES ET ATTRIBUTIONS DES MISSIONS
Rhaaaaaaaaaaa ! Tout ça pour ça... C'est pas vrai... Ya quand même des limites à la connerie...
Bon, ben je vais voir de quoi ça s'agit. J'ai bien été mis dans une mission... Je lis les noms de mes coéquipiers: Ryozu... Tête de fion, il s'est pas raté sur sa photo d'identité... Kaede...Et merde, une pisseuse... Kyotsune... Un grand con, poil de carotte...Et le dernier... Kentaro !! Et merde, pourquoi avec ce trou du cul ! et pis on est super nombreux,ça doit être une grosse mission ! Je regarde quelques lignes plus bas...
CHASSE AU FURET
De quooiiiiiii ?!! F-U-R-E-T ! Mais c'est quoi ce déliiiiire !
Je sors du Q.G., d'un air dégouté. C'est vraiment la loose... Quelle mission de merde ! Je regarde le soleil. Mmh...Zénith, facile. Il doit être environ 12 heures, j'ai encore de la marge. Je vais m'acheter un truc à manger dans la zone commerciale, puis je décide d'aller faire chier les étudiants à l'entrainement. Surtout le petit gros, j'en ai pas fini avec lui... Je me poste sur le toit. Entrainement de shuriken. Parfait. Je suis pas trop mauvais à ça, on va rire. Je vois le gros qui s'avance, il tire. Le chuunin responsable de l'entrainement lui tourne le dos... Je lui lance un shuriken dans les fesses, ça leur fera les pieds à tous les deux. Le chuunin pousse un cri, retire l'arme de son postérieur, puis demande qui a fait ça. En bons élèves de l'académie, tous les camarades du petit gros le montrent du doigt. Le premier emmène le second en le tirant par l'oreille en proférant des:"20 ans d'enseignement, jamais vu ça", "irrespect scandaleux", "sales jeunes" et enfin: "une colle monumentale dont tu te souviendras toute ta vie". Je parviens même à discerner un : "Nettoyer les chiottes de l'Académie avec les ongles".
Content de moi, je pars flâner dans le parc en attendant l'heure de mon rendez-vous.
Quelques heures passent, et je vois un homme assis sous un arbre qui m'observe depuis un moment déjà. Je me dirige vers lui. Je distingue ses traits, c'est bien Ken Nagotory. Il me fait signe d'approcher.
Ken Nagotory: Heureux de te revoir, Mayura.
Mayura: Comment connaissez vous mon nom ?
Ken: Je me suis un peu renseigné sur toi, mais tout compte fait je n'ai rien appris d'essentiel.
Mayura: Dites, heu... Pour tout à l'heure, je m'en veux d'avoir gêné votre discours, et surtout d'avoir cassé votre démonstration... Surtout qu'après il y a eu l'autre raclure qui s'est moqué de vous.
Ken: C'est pas bien grave. Fubuki Soma à la langue fourchue, il fait tout pour mettre la discorde dans le conseil. Je sais pas si tu as pu voir ce qui se passait, mais la situation du conseil est vraiment catastrophique.
Mayura: Oui. J'ai entendu une partie de votre discours, vous avez eu raison de ne pas dire le fond de votre pensée, mais c'est clair. Le conseil à vraiment l'air corrompu.
Ken: Oui... C'est bien que tu ais compris ça si vite. Tu m'intéresse de plus en plus.
Mayura, qui fait une mine ahurie: Ah bon ?
Ken: Oui. Ça fait longtemps que je cherche un genin qui aurait tes capacités. Tu comprends vite, et j'ai remarqué que ce ne sont pas tes réflexes qui t'ont sauvés, mais bien parce que tu as réussi à lire mon attaque en interprétant mes gestes. J'ai besoin de ninjas de ta trempe...
Mayura: Mais... Je ne suis que genin...
Ken: Si tu as de l'ambition, le grade n'est pas un obstacle. Il faut voir loin. Plus loin que les yeux bornés et fatigués du conseil. Plus loin que les yeux bornés et fatigués... Du kage.
Mayura: Mais... Une des règles fondamentale du ninja n'est elle pas de servir le kage ?
Ken: C'est comme ça que ça devrait se passer. Mais le kage est sensé être au service du village, et là ça fait longtemps que, franchement, il ne sert pus que son propre intérêt. Il se contrefiche de ce qui peut arriver tant que sa tranquillité n'est pas troublée.
Mayura, d'un air scandalisé: Je n'ai vu le kage que quelques secondes, mais je veux bien vous croire... Il ne s'est réveillé que pour vous regarder me mettre une correction, et avait l'air déçu.
Ken: C'est ça. L'ambition, c'est voir plus loin. Nous devons servir les intérêts du village, et pas ceux d'un kage vieillissant et qui n'a plus que sa gloire passée qui le maintient dans le respect des ninjas du village. Nous devons voir plus loin. As tu des idées politiques ?
Mayura: Pas vraiment. Je pensais juste au début que la paix était une bonne chose, mais ça fait déjà un moment que j'ai commencé à réaliser que nous sommes dans une position dangereuse...
Ken: Parfaitement. Si tu as suivi ne serait-ce qu'une petite partie de mon discours, tu devrais connaître mon avis sur le sujet.
Mayura: Oui.
Ken: Maintenant, je vais te le demander franchement: Veux tu rejoindre l'UEM ?
Mayura: Qu'est ce que c'est ?
Ken: C'est un parti politique. Nous voulons une rupture avec le système actuel, et nous affichons clairement notre désaccord avec les progressistes. Mon père en est le leader. Tu dois savoir qu'une grande partie du village nous suit dans nos idées, et que nous avons de l'ambition. Nous voyons loin.
Au fur et à mesure que la discussion avance, j'admire de plus en plus cet homme. Il croit en un avenir fait de victoires et de gloire. Il est passionné par ce qu'il dit, et défend avec acharnement ses idées. Plus impressionnant encore, il a comme son père cette flamme de détermination qui brûle dans ses yeux. J'accepte finalement son offre, il pose sa main sur mon épaule de façon bienveillante.
Ken: Nous nous reverrons, ne t'inquiètes pas. Tu m'intéresse, je te l'ai déjà dit. En attendant, je vais te montrer quelque chose.
Il fait quelques signes de la main, fait couler une goutte de sang dans le creux de sa main avec son Ninjatô, puis invoque... Rien du tout. Le nuage de fumée se dissipe, mais il n'y a rien. Il refait quelques signes, puis pose sa main avec force sur mon épaule. J'étouffe un cri de douleur, puis voit une marque en forme de corbeau qui prend son envol sur mon épaule. Je tourne la tête, puis vois avec stupéfaction un corbeau noir au bec blanc à l'endroit où il n'y avait rien quelques secondes plus tôt.
Ken: Cet oiseau s'appelle Chokushi (hrp: messager impérial/volonté impériale :hrp). Il est celui qui porte les messages importants aux membres de l' UEM. Il est invisible pour quiconque ne porte pas le marque que je viens de te faire et il n'y a que moi qui puisse l'invoquer. Je vais maintenant te décrire la symbolique de cet oiseau. Considère que le village de Mahou est un grand arbre. Cet arbre vieillit, il est pourri de l'intérieur, et ne voit de l'extérieur que le soleil qui le chauffe et la terre qui le nourrit. Nous sommes les oiseaux de cet arbre. Nous dévorons les parasites qui le rongent, et c'est grâce à nous qu'il peut voir plus loin. Nous le défendons contre ceux qui veulent l'abattre. Nous portons ses fruits de part le monde. Nous sommes membres de l' UEM, autrement appelés les karasu. (hrp: corbeaux :hrp)
Je fais une moue intriguée, il me fait signe d'approcher. Il regarde son père d'un air entendu, celui ci hoche la tête. S'ensuit des réactions diverses de la part des personnalités présentes : L'homme qui ressemble à un bloc de granit paraît soudainement intéressé, Keishin Korove pousse un soupir blasé et Fubuki Soma paraît proprement scandalisé, puis fait un geste du style : Oh et puis merde, fais ce que tu veux...
Je crains le pire... Ce qui m'inquiète le plus, c'est que le Mahoukage commence juste à regarder la suite des évènements avec un œil intéressé... Je fais encore quelques pas, je me retrouve juste à côté de celui qui tenait en haleine tout son auditoire juste avant que j'entre comme un boulet et que je l'interrompe brusquement.
Alors que je suis juste à côté de lui, je scrute son visage pour essayer de comprendre ce qu'il veut de moi. Un léger battement de cils. Sa main tapote d'impatience sur la table. Il a un tic musculaire sur le côté de la bouche, presque invisible, mais ça me suffit. Je cherche sa main gauche. Je ne la trouve pas. Un éclair traverse ses yeux, j'ai enfin compris !
Je fais un mouvement imperceptible sur la droite, je pivote très légèrement sur la pointe de mes pieds... Et d'un geste fulgurant, il dégage un Ninjatô caché dans les plis de son habit, et fend l'air à grande vitesse vers l'endroit ou est ma gorge. Il s'arrête à quelques millimètres... Du vide. J'ai réussi à anticiper. Même si il n'a montré qu'une infime partie de sa vitesse réelle, son attaque a duré à une fraction de seconde, et je n'ai pu esquiver sa feinte que grâce à ma capacité d'anticipation et de compréhension. Sa lame pend bêtement dans le vide, il s'aperçoit que j'ai réussi à esquiver sa feinte.
J'avais compris dès le début qu'il comptait démontrer par un exemple simple que les genins sont faibles, mais manque de bol pour lui, il est tombé justement sur celui dont le style de combat est basé uniquement sur ça. L'esquive. Il fait une tête bizarre. A la fois dépité de voir sa démonstration tomber à l'eau par ma faute, mais il semble aussi... Intéressé. C'est Fubuki Soma qui rompt le silence, d'un air soulagé.
Fubuki Soma: Et bien ! Vous voyez que la situation n'est pas si désespérée que ça ! Ce genin a fait preuve de très bons reflexes pour réussir à esquiver votre attaque... Bien que vus n'étiez pas sérieux, c'est quand même une performance.
Il paraît heureux de voir que la démonstration de son opposant se démonte toute seule. Je suis un peu gêné, je savais qu'il ne comptait pas me trancher la gorge, et j'ai quand même esquivé. Il me fait signe que ce n'est pas grave, et répond à l'autre emmerdeur par un sourire carnassier. Il me fait signe que je peux prendre congé mais, à mon plus grand étonnement, il me glisse discrètement un papier dans la poche. Je sors de la salle avec un goût bizarre dans la bouche. J'ai un peu honte, j'ai du respect pour cet homme. Et ce Fubuki Soma me met dans une position désagréable... Je ne me suis pas fait un ami avec Ken Nagotory aujourd'hui. Je suis un peu dépité, mais j'ouvre quand même son papier une fois à l'abri des regards indiscrets.
Au fur et à mesure que je lit son mot, je reprends espoir. En quelques mots, il me donne rendez-vous sous un arbre dans le parc près de la zone commerciale à 18 heures. Je vais pouvoir m'excuser, la journée n'est peut être pas perdue. Je vais tout de même me renseigner à l'accueil pour savoir ou sont affichés les équipes et les missions. Elle rigole, et me montre l'énorme panneau en face de l'entrée:
DISPOSITION DES ÉQUIPES ET ATTRIBUTIONS DES MISSIONS
Rhaaaaaaaaaaa ! Tout ça pour ça... C'est pas vrai... Ya quand même des limites à la connerie...
Bon, ben je vais voir de quoi ça s'agit. J'ai bien été mis dans une mission... Je lis les noms de mes coéquipiers: Ryozu... Tête de fion, il s'est pas raté sur sa photo d'identité... Kaede...Et merde, une pisseuse... Kyotsune... Un grand con, poil de carotte...Et le dernier... Kentaro !! Et merde, pourquoi avec ce trou du cul ! et pis on est super nombreux,ça doit être une grosse mission ! Je regarde quelques lignes plus bas...
CHASSE AU FURET
De quooiiiiiii ?!! F-U-R-E-T ! Mais c'est quoi ce déliiiiire !
Je sors du Q.G., d'un air dégouté. C'est vraiment la loose... Quelle mission de merde ! Je regarde le soleil. Mmh...Zénith, facile. Il doit être environ 12 heures, j'ai encore de la marge. Je vais m'acheter un truc à manger dans la zone commerciale, puis je décide d'aller faire chier les étudiants à l'entrainement. Surtout le petit gros, j'en ai pas fini avec lui... Je me poste sur le toit. Entrainement de shuriken. Parfait. Je suis pas trop mauvais à ça, on va rire. Je vois le gros qui s'avance, il tire. Le chuunin responsable de l'entrainement lui tourne le dos... Je lui lance un shuriken dans les fesses, ça leur fera les pieds à tous les deux. Le chuunin pousse un cri, retire l'arme de son postérieur, puis demande qui a fait ça. En bons élèves de l'académie, tous les camarades du petit gros le montrent du doigt. Le premier emmène le second en le tirant par l'oreille en proférant des:"20 ans d'enseignement, jamais vu ça", "irrespect scandaleux", "sales jeunes" et enfin: "une colle monumentale dont tu te souviendras toute ta vie". Je parviens même à discerner un : "Nettoyer les chiottes de l'Académie avec les ongles".
Content de moi, je pars flâner dans le parc en attendant l'heure de mon rendez-vous.
Quelques heures passent, et je vois un homme assis sous un arbre qui m'observe depuis un moment déjà. Je me dirige vers lui. Je distingue ses traits, c'est bien Ken Nagotory. Il me fait signe d'approcher.
Ken Nagotory: Heureux de te revoir, Mayura.
Mayura: Comment connaissez vous mon nom ?
Ken: Je me suis un peu renseigné sur toi, mais tout compte fait je n'ai rien appris d'essentiel.
Mayura: Dites, heu... Pour tout à l'heure, je m'en veux d'avoir gêné votre discours, et surtout d'avoir cassé votre démonstration... Surtout qu'après il y a eu l'autre raclure qui s'est moqué de vous.
Ken: C'est pas bien grave. Fubuki Soma à la langue fourchue, il fait tout pour mettre la discorde dans le conseil. Je sais pas si tu as pu voir ce qui se passait, mais la situation du conseil est vraiment catastrophique.
Mayura: Oui. J'ai entendu une partie de votre discours, vous avez eu raison de ne pas dire le fond de votre pensée, mais c'est clair. Le conseil à vraiment l'air corrompu.
Ken: Oui... C'est bien que tu ais compris ça si vite. Tu m'intéresse de plus en plus.
Mayura, qui fait une mine ahurie: Ah bon ?
Ken: Oui. Ça fait longtemps que je cherche un genin qui aurait tes capacités. Tu comprends vite, et j'ai remarqué que ce ne sont pas tes réflexes qui t'ont sauvés, mais bien parce que tu as réussi à lire mon attaque en interprétant mes gestes. J'ai besoin de ninjas de ta trempe...
Mayura: Mais... Je ne suis que genin...
Ken: Si tu as de l'ambition, le grade n'est pas un obstacle. Il faut voir loin. Plus loin que les yeux bornés et fatigués du conseil. Plus loin que les yeux bornés et fatigués... Du kage.
Mayura: Mais... Une des règles fondamentale du ninja n'est elle pas de servir le kage ?
Ken: C'est comme ça que ça devrait se passer. Mais le kage est sensé être au service du village, et là ça fait longtemps que, franchement, il ne sert pus que son propre intérêt. Il se contrefiche de ce qui peut arriver tant que sa tranquillité n'est pas troublée.
Mayura, d'un air scandalisé: Je n'ai vu le kage que quelques secondes, mais je veux bien vous croire... Il ne s'est réveillé que pour vous regarder me mettre une correction, et avait l'air déçu.
Ken: C'est ça. L'ambition, c'est voir plus loin. Nous devons servir les intérêts du village, et pas ceux d'un kage vieillissant et qui n'a plus que sa gloire passée qui le maintient dans le respect des ninjas du village. Nous devons voir plus loin. As tu des idées politiques ?
Mayura: Pas vraiment. Je pensais juste au début que la paix était une bonne chose, mais ça fait déjà un moment que j'ai commencé à réaliser que nous sommes dans une position dangereuse...
Ken: Parfaitement. Si tu as suivi ne serait-ce qu'une petite partie de mon discours, tu devrais connaître mon avis sur le sujet.
Mayura: Oui.
Ken: Maintenant, je vais te le demander franchement: Veux tu rejoindre l'UEM ?
Mayura: Qu'est ce que c'est ?
Ken: C'est un parti politique. Nous voulons une rupture avec le système actuel, et nous affichons clairement notre désaccord avec les progressistes. Mon père en est le leader. Tu dois savoir qu'une grande partie du village nous suit dans nos idées, et que nous avons de l'ambition. Nous voyons loin.
Au fur et à mesure que la discussion avance, j'admire de plus en plus cet homme. Il croit en un avenir fait de victoires et de gloire. Il est passionné par ce qu'il dit, et défend avec acharnement ses idées. Plus impressionnant encore, il a comme son père cette flamme de détermination qui brûle dans ses yeux. J'accepte finalement son offre, il pose sa main sur mon épaule de façon bienveillante.
Ken: Nous nous reverrons, ne t'inquiètes pas. Tu m'intéresse, je te l'ai déjà dit. En attendant, je vais te montrer quelque chose.
Il fait quelques signes de la main, fait couler une goutte de sang dans le creux de sa main avec son Ninjatô, puis invoque... Rien du tout. Le nuage de fumée se dissipe, mais il n'y a rien. Il refait quelques signes, puis pose sa main avec force sur mon épaule. J'étouffe un cri de douleur, puis voit une marque en forme de corbeau qui prend son envol sur mon épaule. Je tourne la tête, puis vois avec stupéfaction un corbeau noir au bec blanc à l'endroit où il n'y avait rien quelques secondes plus tôt.
Ken: Cet oiseau s'appelle Chokushi (hrp: messager impérial/volonté impériale :hrp). Il est celui qui porte les messages importants aux membres de l' UEM. Il est invisible pour quiconque ne porte pas le marque que je viens de te faire et il n'y a que moi qui puisse l'invoquer. Je vais maintenant te décrire la symbolique de cet oiseau. Considère que le village de Mahou est un grand arbre. Cet arbre vieillit, il est pourri de l'intérieur, et ne voit de l'extérieur que le soleil qui le chauffe et la terre qui le nourrit. Nous sommes les oiseaux de cet arbre. Nous dévorons les parasites qui le rongent, et c'est grâce à nous qu'il peut voir plus loin. Nous le défendons contre ceux qui veulent l'abattre. Nous portons ses fruits de part le monde. Nous sommes membres de l' UEM, autrement appelés les karasu. (hrp: corbeaux :hrp)
Re: Mahou Gakure [RP]
- Bon, alors répétons... Aujourd'hui je me fais courser par le mur de briques ambulant, ensuite mon père veut me flageller à coup de fouet électrique tue-mouche, là je fais sortir des éclairs de mon pied sans le vouloir, et enfin je me faire harceler par cette vieille pie. Avec de la chance je vais peut être pouvoir mettre un restaurateur en rogne... murmurais-je, songeuse.
J'étais bien cachée dans une autre petite ruelle, histoire d'échapper à la vieille. Pourquoi quelque chose me disait que c'était pas une journée comme les autres? Bah... Après tout, toute les journées ne sont pas les autres, quoique... Ne pouvant plus tenir dans un endroit aussi exigu-et puant- je sortis de ma cachette, et filai m'entrainer non pas à l'académie-bien trop dangereux pour moi, la moitié des profs qui me voyaient voulaient ma peau- mais vers une sorte de petite cour, que Minato et moi avions aménagé pour nous entrainer en sécurité. C'était aussi l'endroit ou on se recueillait lorsque l'un de nous deux est pris d'un moment de solitude.
Cette cour était, avant notre arrivée, un terrain vague caché par une maison, un mur qui était l'impasse d'une ruelle, et deux magasins. Elle était plutôt vaste, assez en tout cas pour nous entrainer tranquillement soit au NInjutsu ou au Taijutsu. Et en plus d'être une terrain d'entrainement, c'est aussi un terrain de détente: dans ce terrain vague, il y avait de tout! Les objet que Minato et moi avions récupérés étaient un vieux canapé rapé, mais encore d'usage, des couverture en bon état, des boites en fer- utile pour y mettre des parchemins et des plumes, ainsi qu'un fauteuil, des tôles et des poutres.
En un peu moins d'un mois, ça nous avait donné notre petit coin à nous. Grâce aux tôles et aux poutres, et un morceau de toit délabré, on avait pu construire une petite cabane. Une voix m'arracha soudain à mes pensées.
- Hé Minami!
- Minato? Tu es là depuis quand? demandais-je, un peu abasourdie.
- Ben... Depuis que tu t'es sauvée comme un lapin! Père m'a dit que tu n'arriverais à rien; là-dessus je me suis mis en colère, nous nous sommes disputés et je suis parti.
- Il ne t'as pas suivi j'espère?
- Penses-tu! Tu le connais: quand il est en rogne, il se fiche bien où vont les autres, et il s'enferme dans son bureau. Maintenant viens, regarde ce que j'ai trouvé.
Il désigna la cabane du pouce et nous y entrâmes. Minato se dirigea ensuite vers une petite boîte en carton, et dedans il y avait... un serpent! Quasiment presque tout le monde aurait hurlé de peur, ou se serait enfui, mais moi j'en était surexcitée: j'ai toujours rêvé d'avoir un serpent de compagnie!
- Je l'ai trouvé dans une ruelle, quand je vagabondais dans les rues, après ma dispute avec Père. Il te suffira juste de passer à la bibli' pour trouver des infos sur comment s'en occuper.
- Heu... ouais, par contre là y'a un problème, Min', il s'avère que... La vieille pie veuille ma peau... dis-je d'une voix évasive, me retenant de rire.
- Ne me dis dis pas que tu as encore jonglé avec les bouquins?
- Ho non non, j'ai juste gueulé que ça m'énervait parce que je trouvais pas ce que je voulais.
- En clair tentative de suicide...
J'éclatai de rire tandis que mon frère me regardait avec un sourire en coin comme pour dire "T'en rates pas une" et en effet...
- Franchement, Minami...
- T'en rate pas une!
Nous avions terminé cette phrase en même temps. Sur le coup je pouffai encore plus de rire, devant un Minato qui, lui -même se mit à m'imiter. Nous mîmes un certain avant de rependre notre sérieux en tout cas pour mon cher frère.
- Tu cherchais quoi à la bibli' au fait?
- Tu revois le moment où j'ai fait des éclairs avec mon pied?
- Bien sûr, et?
- Et ben j'ai essayé de trouver quelque chose la dessus à la bibliothèque, mais j'ai rien trouvé, donc sur le coup ça m'a énervée. Et puis j'ai pas pu m'empêche de me relâcher un peu!
- Le jour où tu sauras te retenir de ta surexcitation excessive, je me met à danser sur la musique en tutu sur le toit de la maison du Kage.
Sur le coup j'explosai de rire. D'abord par sa phrase hilarante, ensuite le fait d'imaginer la scène. Lorsque nous commençâmes l'entrainement au Taïjutsu, dont les cibles étaient des poteaux en bois, il me restait quelques rires, et chaque fois que j'essayais de me concentrer, je revoyais la fameuse image en tête, qui me replongeais dans mon hilarité. Je mis presque une bonne demi heure à me calmer. Pendant ce temps, Minato n'avait pas perdu son temps: il tapait, encore et encore sur son poteau, parvenant à la briser à quelques endroits. D'un côté c'était un peu normal, il était Chunin... Mais moi qui pensait qu'il serait capable de l'exploser en un seul coup de pied... Bon, en même temps, à Mahou on pratique surtout du Nin', pas du Tai'... Dommage...
- Hé Minam'! A toi!
- Hein? Ah oui! Alors, t'as fait combien?
- Un peu plus d'une centaine de coups de pied sans m'arrêter. Mais c'est pas mon fort. A ton tour maintenant!
- Yeah! Go go go! Je sens que je vais exploser ton record de ta centaine de coups!
Mes batteries semblaient battre à plein régime. Je fonçai tête baissée vers mon poteau, et le bourrinai de coups de pieds. Plus j'en mettais, plus je sentais l'énergie affluer en moi.
J'avais dépassé les cent coups de pied, mais je ne m'arrêtait pas, je continuais, encore, tant que j'avais de l'énergie. Et lorsque j'arrivai presque au cent-cinquantième coup, la même chose se produisit: des éclairs avaient jaillis de mon pied, et avec la puissance du coup j'explosai à moitié mon poteau de bois. Des éclats volèrent. Quelqu'un poussa un cri de surprise. Je reculai de quelques mèters, à cause de la force du choc. Minato me regarda, mi-étonné, mi-fier. Lorsque le petit nuage de fumée qui avait été crée s'estompa complètement, je me mis à sauter comme une balle.
- Wahouuuu!! Dis dis dis, t'as vu ça grand-frère? T'as vu? C'est trop fort! Hé, Min'! Tu dors debout ou quoi?
- Oui, Minami. J'ai vu.
- Et alors... Ca te fais rien?
Il y eut un grand silence. Je regardais Nii-san avec un sourire plein d'espoir, pour qu'il me dise quelque chose du genre "Bravo petite soeur!". Mais rien. Il restait là, planté comme une souche, à regarder le poteau à moitié défoncé au niveau de sa largeur. J'ignorais combien de temps ce silence avait duré, certainement une dizaine de minutes, donc très longtemps. Il brisa cette ambiance tendue en me posant sa main sur mon épaule, et me fit le sourire d'une personne très fière de son élève.
- Tu sais, Minami, je pense que tu devrais essayé de développer ce que tu viens de faire. Tu devras développer ton Taijutsu, et je m'occuperai de te former au Ninjutsu.
- Mais... Je veux pas faire du...
- Tu feras du Taijutsu. Mais tu utilisera seulement ton affinité, au travers de ton Tai'. D'ailleurs, il faut que je fasse quelques recherches là-dessus. Cette fois c'est moi qui irai à la bibliothèque. En attendant reste là, et occupe toi de ton nouvel ami, OK?
- Bien... Je peux continuer quand même à m'entrainer?
- Oui, je pense que ça vaut mieux: essaye de trouver "le truc".
- Plus facile à dire qu'à faire...
Je me retrouvais donc seule, avec trois poteaux, dont l'un partiellement défoncé par mes soins, un autre assez usé par Minato, et le dernier en bon état. Je choisi celui encore neuf, et commençai à lui coller copieusement de bons coups de pied. Dix minutes plus tard, rien ne s'était passé, pas une étincelle, pas un éclair. Je retournai à la charge, dans l'espoir d'avoir un meilleur résultat. Encore une dizaine de minutes après, niet. Au bout de la 3eme fois, je commençai à m'essouffler. Et toujours rien en vue, pas un seul signe me disant que je pourrai faire un éclair! Et Minato commençai à tarder... Je me mis à marcher de long en large, un nouvel afflux d'énergie m'ayant envahi.
La première fois, les éclairs ont jaillis quand je me suis sentie en danger.
Le deuxième fois, j'avais essayé de dépenser toute mon énergie contre ce poteau.
Rien ne correspondait... Comment je pouvais faire pour faire sortir ces fichus éclairs comme bon me semble? Agacée, je tapai fortement du pied, et sur le coup, un nouveau flux d'éclairs s'en échappa, noircissant un peu le sol. C'est à n'y rien comprendre! Cette fois c'est sous l'énervement! Mais il y avait forcément autre chose! Un "truc" comme avait dit Minato... Mais quoi?
J'étais bien cachée dans une autre petite ruelle, histoire d'échapper à la vieille. Pourquoi quelque chose me disait que c'était pas une journée comme les autres? Bah... Après tout, toute les journées ne sont pas les autres, quoique... Ne pouvant plus tenir dans un endroit aussi exigu-et puant- je sortis de ma cachette, et filai m'entrainer non pas à l'académie-bien trop dangereux pour moi, la moitié des profs qui me voyaient voulaient ma peau- mais vers une sorte de petite cour, que Minato et moi avions aménagé pour nous entrainer en sécurité. C'était aussi l'endroit ou on se recueillait lorsque l'un de nous deux est pris d'un moment de solitude.
Cette cour était, avant notre arrivée, un terrain vague caché par une maison, un mur qui était l'impasse d'une ruelle, et deux magasins. Elle était plutôt vaste, assez en tout cas pour nous entrainer tranquillement soit au NInjutsu ou au Taijutsu. Et en plus d'être une terrain d'entrainement, c'est aussi un terrain de détente: dans ce terrain vague, il y avait de tout! Les objet que Minato et moi avions récupérés étaient un vieux canapé rapé, mais encore d'usage, des couverture en bon état, des boites en fer- utile pour y mettre des parchemins et des plumes, ainsi qu'un fauteuil, des tôles et des poutres.
En un peu moins d'un mois, ça nous avait donné notre petit coin à nous. Grâce aux tôles et aux poutres, et un morceau de toit délabré, on avait pu construire une petite cabane. Une voix m'arracha soudain à mes pensées.
- Hé Minami!
- Minato? Tu es là depuis quand? demandais-je, un peu abasourdie.
- Ben... Depuis que tu t'es sauvée comme un lapin! Père m'a dit que tu n'arriverais à rien; là-dessus je me suis mis en colère, nous nous sommes disputés et je suis parti.
- Il ne t'as pas suivi j'espère?
- Penses-tu! Tu le connais: quand il est en rogne, il se fiche bien où vont les autres, et il s'enferme dans son bureau. Maintenant viens, regarde ce que j'ai trouvé.
Il désigna la cabane du pouce et nous y entrâmes. Minato se dirigea ensuite vers une petite boîte en carton, et dedans il y avait... un serpent! Quasiment presque tout le monde aurait hurlé de peur, ou se serait enfui, mais moi j'en était surexcitée: j'ai toujours rêvé d'avoir un serpent de compagnie!
- Je l'ai trouvé dans une ruelle, quand je vagabondais dans les rues, après ma dispute avec Père. Il te suffira juste de passer à la bibli' pour trouver des infos sur comment s'en occuper.
- Heu... ouais, par contre là y'a un problème, Min', il s'avère que... La vieille pie veuille ma peau... dis-je d'une voix évasive, me retenant de rire.
- Ne me dis dis pas que tu as encore jonglé avec les bouquins?
- Ho non non, j'ai juste gueulé que ça m'énervait parce que je trouvais pas ce que je voulais.
- En clair tentative de suicide...
J'éclatai de rire tandis que mon frère me regardait avec un sourire en coin comme pour dire "T'en rates pas une" et en effet...
- Franchement, Minami...
- T'en rate pas une!
Nous avions terminé cette phrase en même temps. Sur le coup je pouffai encore plus de rire, devant un Minato qui, lui -même se mit à m'imiter. Nous mîmes un certain avant de rependre notre sérieux en tout cas pour mon cher frère.
- Tu cherchais quoi à la bibli' au fait?
- Tu revois le moment où j'ai fait des éclairs avec mon pied?
- Bien sûr, et?
- Et ben j'ai essayé de trouver quelque chose la dessus à la bibliothèque, mais j'ai rien trouvé, donc sur le coup ça m'a énervée. Et puis j'ai pas pu m'empêche de me relâcher un peu!
- Le jour où tu sauras te retenir de ta surexcitation excessive, je me met à danser sur la musique en tutu sur le toit de la maison du Kage.
Sur le coup j'explosai de rire. D'abord par sa phrase hilarante, ensuite le fait d'imaginer la scène. Lorsque nous commençâmes l'entrainement au Taïjutsu, dont les cibles étaient des poteaux en bois, il me restait quelques rires, et chaque fois que j'essayais de me concentrer, je revoyais la fameuse image en tête, qui me replongeais dans mon hilarité. Je mis presque une bonne demi heure à me calmer. Pendant ce temps, Minato n'avait pas perdu son temps: il tapait, encore et encore sur son poteau, parvenant à la briser à quelques endroits. D'un côté c'était un peu normal, il était Chunin... Mais moi qui pensait qu'il serait capable de l'exploser en un seul coup de pied... Bon, en même temps, à Mahou on pratique surtout du Nin', pas du Tai'... Dommage...
- Hé Minam'! A toi!
- Hein? Ah oui! Alors, t'as fait combien?
- Un peu plus d'une centaine de coups de pied sans m'arrêter. Mais c'est pas mon fort. A ton tour maintenant!
- Yeah! Go go go! Je sens que je vais exploser ton record de ta centaine de coups!
Mes batteries semblaient battre à plein régime. Je fonçai tête baissée vers mon poteau, et le bourrinai de coups de pieds. Plus j'en mettais, plus je sentais l'énergie affluer en moi.
J'avais dépassé les cent coups de pied, mais je ne m'arrêtait pas, je continuais, encore, tant que j'avais de l'énergie. Et lorsque j'arrivai presque au cent-cinquantième coup, la même chose se produisit: des éclairs avaient jaillis de mon pied, et avec la puissance du coup j'explosai à moitié mon poteau de bois. Des éclats volèrent. Quelqu'un poussa un cri de surprise. Je reculai de quelques mèters, à cause de la force du choc. Minato me regarda, mi-étonné, mi-fier. Lorsque le petit nuage de fumée qui avait été crée s'estompa complètement, je me mis à sauter comme une balle.
- Wahouuuu!! Dis dis dis, t'as vu ça grand-frère? T'as vu? C'est trop fort! Hé, Min'! Tu dors debout ou quoi?
- Oui, Minami. J'ai vu.
- Et alors... Ca te fais rien?
Il y eut un grand silence. Je regardais Nii-san avec un sourire plein d'espoir, pour qu'il me dise quelque chose du genre "Bravo petite soeur!". Mais rien. Il restait là, planté comme une souche, à regarder le poteau à moitié défoncé au niveau de sa largeur. J'ignorais combien de temps ce silence avait duré, certainement une dizaine de minutes, donc très longtemps. Il brisa cette ambiance tendue en me posant sa main sur mon épaule, et me fit le sourire d'une personne très fière de son élève.
- Tu sais, Minami, je pense que tu devrais essayé de développer ce que tu viens de faire. Tu devras développer ton Taijutsu, et je m'occuperai de te former au Ninjutsu.
- Mais... Je veux pas faire du...
- Tu feras du Taijutsu. Mais tu utilisera seulement ton affinité, au travers de ton Tai'. D'ailleurs, il faut que je fasse quelques recherches là-dessus. Cette fois c'est moi qui irai à la bibliothèque. En attendant reste là, et occupe toi de ton nouvel ami, OK?
- Bien... Je peux continuer quand même à m'entrainer?
- Oui, je pense que ça vaut mieux: essaye de trouver "le truc".
- Plus facile à dire qu'à faire...
Je me retrouvais donc seule, avec trois poteaux, dont l'un partiellement défoncé par mes soins, un autre assez usé par Minato, et le dernier en bon état. Je choisi celui encore neuf, et commençai à lui coller copieusement de bons coups de pied. Dix minutes plus tard, rien ne s'était passé, pas une étincelle, pas un éclair. Je retournai à la charge, dans l'espoir d'avoir un meilleur résultat. Encore une dizaine de minutes après, niet. Au bout de la 3eme fois, je commençai à m'essouffler. Et toujours rien en vue, pas un seul signe me disant que je pourrai faire un éclair! Et Minato commençai à tarder... Je me mis à marcher de long en large, un nouvel afflux d'énergie m'ayant envahi.
La première fois, les éclairs ont jaillis quand je me suis sentie en danger.
Le deuxième fois, j'avais essayé de dépenser toute mon énergie contre ce poteau.
Rien ne correspondait... Comment je pouvais faire pour faire sortir ces fichus éclairs comme bon me semble? Agacée, je tapai fortement du pied, et sur le coup, un nouveau flux d'éclairs s'en échappa, noircissant un peu le sol. C'est à n'y rien comprendre! Cette fois c'est sous l'énervement! Mais il y avait forcément autre chose! Un "truc" comme avait dit Minato... Mais quoi?
Re: Mahou Gakure [RP]
Comme à chaque fois qu’il faut que je prenne calmement un décision, j’étais assis en tailleur sur le toit de l’immeuble, en train de pratiquer la méditation Shinkokyû. Je n’avais pas l’intention de m’entraîner pour approfondir la troisième étape ou même tenter d’atteindre la quatrième étape. Non, la première étape me suffisait grandement, me permettant de faire abstraction de ce qui se passait autour de moi et de fermer mon esprit à toutes distractions et pensés parasites. Ainsi, je pouvais atteindre un état de sérénité et de calme tel que j’étais incapable d’éprouver au naturel. Il me fallait bien ça pour pouvoir soupeser objectivement la proposition du Conseiller Nobunaga Nagotory, Maître Archiviste de la Bibliothèque de Mahou et leader du partie U.E.M. (« Union Expansionniste Mahousarde » pour les incultes.)
J’en étais encore complètement étonné. L’avant-veille, j’avais reçu une invitation officielle, signée de la main du conseiller en personne, m’invitant à une réunion qui pourrait, je cite, « …m’ouvrir de nouveaux horizons… […] …me permettre d’œuvrer pour la pérennité du village… […] …bouleverser les connaissances actuelles de la médecine… […] …d’évoluer dans les meilleurs conditions pour devenir un véritable shinobi-médecin… ». Y’en avait comme ça sur deux pages complètes. D’ordinaire, je ne marche pas à la flatterie, alors tout ce que la lettre racontait, ça ne me faisait absolument ni chaud ni froid. J’étais même plutôt enclin à écouter les conseils de mes parents qui me mettaient en garde contre ce vieux renard de Nobunaga. Un vieillard aigri et amer, d’après eux, toujours à la recherche d’un moyen de relancer la guerre des trois villages et de transformer le Yuukan en un immense champs de ruines dans une orgie de destructions et de carnages ensanglantés. Bien sûr, ils exagéraient; mais que voulez-vous : mes parents sont des pacifistes forcenés qui ne supportent l’expression de la violence sous toutes ces formes.
Mais ce qui a très nettement fait pencher la balance en faveur de l’invitation de Nobunaga, c’est que dans la lettre, on m’appelait « professeur Satokira ». Mwahahahah, pour une fois que ce n’était pas mon père qu’on appelait ainsi ! Hé oui, je ne marche pas à la flatterie d’ordinaire. Bah, personne n’est parfait, hein. Et puis c’était plutôt une bonne idée que de participer à cette réunion, en fin de compte.
Le jour dit, je me suis donc rendu au QG, dans la salle de réunion mentionnée dans l’invitation. Comme je m’en doutais, je n’étais pas seul. Il s’est avéré que six spécialistes en médecine humaine avaient reçu une telle invitation. Moi compris. Et cinq d’entre nous avaient répondu à l’appel.
Sur toutes les personnes présentes, je n’en connaissait que deux. Yoshimitsu Kansatsugan et Yeonhwa Zuzushii. Le premier, un homme d’une trentaine d’année. Il avait un visage fin et inexpressif, encadré par deux longues mèches aussi blanches que la neige qui lui descendait jusqu’au torse. Ses longs cheveux tombaient en cascade jusqu’au bas dos. Le plus frappant chez cet homme était ses yeux de rapace, d’un bleu très sombres, qui semblaient vous transpercer lorsqu’il posait son regard sur vous. Il m’avait accosté une fois à l’hôpital et nous avions discuté pendant une bonne heure, alors. Comme cette fois-là, il portait une ample tunique aux manches excessivement larges, un pantalon large de couleur clair et un katana au fourreau noir à la ceinture. C’était un expert en psychologie. D’ailleurs, lors de notre première rencontre, j’avais eu peur qu’il ait été envoyé suite à une plainte de l’un de mes patients.
Quant à Yeonhwa, je ne la connaissais que par l’intermédiaire de mon père avec qui elle travaillait souvent. D’après lui, c’était un médecin aussi difficile à supporter que moi pour ses patients, dont le domaine de spécialité était la neurologie. Peau claire, cheveux mi-longs et raides, elle souffrait d’une maladie des yeux qui l’éblouissait à la lumière normale. Elle les cachait donc derrière un bandeau d’un tissu léger et sombre. Elle était vêtu d’une robe violet sombre qui laissait ses épaules et ses bras nues. Elle aurait presque pu passer pour la kunoichi modèle sans les imposants gantelets de plates, tout en angles acérés et excroissances effilées, qui lui recouvraient les mains et les avant-bras.
Tous deux étaient chunins.
Les deux derniers invités étaient un albinos et un gamin. Contrairement à nous, l’albinos n’était pas un shinobi, mais un simple médecin. Il s’appelait Jiro Aojiroi et c’était un maître de l’ophtalmologie. Il se teignait les cheveux en bruns et cachait ses yeux derrière des lunettes qui réfléchissaient suffisamment la moindre lumière pour qu’on ne puisse en voir la couleur, mais sa peau blafarde trahissait immédiatement sa nature, malgré les vêtements blancs qu’il portait. Le gamin avait à peine seize et était un simple genin comme moi. Il s’appelait Akio Wakai et était un petit génie dans le même genre que moi, voir mieux. A son âge, il était un spécialiste en matière de virologie/immunologie. Il était vêtu de vêtements bleus et de protections d’avant-bras ainsi que d’une armure en cuir noir.
Nous n’eûmes pas à attendre longtemps. Nobunaga, précédé et suivi par deux gardes du corps, fit son entré quelques minutes après que le dernier d’entre nous soit arrivé. Je crois qu’il a fait exprès de nous laisser le temps de faire les présentations entre nous. Toujours est-il qu’il n’a pas perdu de temps à les faire ni même à déclamer de vains discours qui n’en finisse pas. Il nous a avoué avoir fait des recherches sur nous et que donc il savait que nous préférerions qu’il entre immédiatement dans le vif du sujet. Ce qu’il a tout de suite fait.
Nous avions tous été choisi non pas pour nos capacités de shinobis mais pour nos talents en médecine. Et aussi, voir surtout, parce qu’aucun d’entre nous ne s’opposait à la reprise d’une guerre entre les trois villages, -Chose assez rare pour des médecins- quand nous ne la désirions pas ardemment. Il avait un projet ambitieux dont nous deviendrions la clé de voûte : lancer un vaste programme de recherche visant à trouver des moyens d’améliorer les shinobis par la médecine, un peu comme les shinobis-médecins de l’ancien temps l’avaient fait en mettant au point de nombreux dôjutsus. L’objectif étant de trouver des méthodes pouvant être appliquées de façon massive, afin de briser irrémédiablement l’actuel équilibre des forces et permettre à Mahou de dominer les autres villages. Bien entendu, ce projet ne faisait pas l’unanimité au sein du conseil du village mais les avis et les ambitions de chacun étant suffisament diviser et si nous n’étions soutenu par le conseil que du bout des lèvres, au moins ne nous mettrait-il pas de bâton dans les roues.
Après près d’une heure de questions, d’explications et de clarifications, nous étions en possessions de toutes les informations nécessaires pour prendre une décision. Nobunaga ne souhaitant pas nous brusquer, il préféra nous laisser cinq jours pour réfléchir. Car une fois notre décision prise, il ne serait plus possible de faire marche arrière.
Ainsi donc me retrouvais-je sur le toit, à méditer et peser le pour et le contre de cette opportunité.
Les pour ?
Une liberté de recherche absolue, c’était nous et uniquement nous qui déciderions sur quoi porterait nos recherches ainsi que sur la façon de les mener, du moment que les résultats étaient là. Des moyens à notre disposition supérieur à ce que nous pourrions espérer en menant des recherches classiques à l’hôpital, que ce soit en terme de financements, de structures et d’équipements. La possibilité d’aboutir à des résultats qui feront progresser la médecine. Et aussi nourris, logés, blanchis au frais de la princesse.
Les contre ?
Nous serions obligé d’abandonner nos emplois à l’hôpital et nous reposer sur les missions de QG pour notre argent de poche. Il était impossible de prévoir à quoi aboutirait les résultats que nous confierons à Nobunaga et sa clique, et quelles en seraient les conséquences. De plus, les méthodes plus ou moins extrêmes que nous devrions utiliser tôt ou tard nous mettraient en marge des autres médecins une fois que cela se saurait -et il serait idiot de penser que nous parviendrons à cacher l’ensemble de nos agissements- et il nous faudrait traîner ce fardeau même une fois le projet terminé -car, là encore, il serait idiot de penser qu’il pourrait durer indéfiniment-.
Bref, cette décision pèserait longuement sur mon futur. Hors de question de la prendre à la légère, donc. Voilà pourquoi je passais plusieurs heures à pratiquer la méditation, tâchant d’évaluer l’ensemble des répercutions de chaque choix et explorant les alternatives sous tous les angles à la recherche du point de détail qui me permettrait de rejeter ou accepter à coup sûr l’un ou l’autre de mes avenirs.
C’est alors que j’ai pris conscience d’une chose : je n’avais jamais réellement voulu être médecin. Dès mon plus jeune âge, mes parents m’avait tout naturellement transmis une partie de leur savoir-faire que j’avais par la suite approfondi du mieux que je le pouvais. Par la suite, mon talent et mes capacités et l’influence de mon père -certes passive puisqu’il n’avait jamais rien fait pour me faciliter la tâche, mais son nom n’en reste pas moins reconnu dans le milieu médical- m’avaient tout naturellement ouvert les portes de l’hôpital et si, pour le moment, on ne me laissait œuvrer que sur les cas bénins, d’ici quelques mois, on me ferait suffisamment confiance pour me laisser m’occuper de trucs plus sérieux et faire mes preuves. Et dans quelques années, je serai un éminent médecin reconnu de tous. Tout naturellement. A un tel point que jusqu’à aujourd’hui, jamais je ne m’étais soucié de mon avenir, celui-ci étant tout tracé.
Pourtant, au fond de moi, je devais bien m’avouer une chose. Je n’aimais guère soigner des gens. Ça peut paraître horrible, dit comme ça. Mais devoir soigner un shinobi malgré lui, l’obligé à garder le lit quand il n’a qu’une idée en tête, repartir dehors, et constamment lui rappeler les recommandations à respecter qu’il n’écoute jamais… Nan, franchement, il me vient limite des envies de meurtres à chaque fois… Bref, même si je le faisais bien, je n’aimais pas particulièrement ce que je faisais.
Hors ce que proposais Nobunaga était nettement plus distrayant et passionnant, même si ne serait probablement que de courte durée. S’aventurer en des territoires inconnus, tenter de retrouver les traces des manipulations de jadis. Ça, c’était l’aventure ! Ajouter à l’opportunité de se forger un nom par moi-même, mes capacités propres, et non par le prestige et le soutien de mes parents et la possibilité d’être reconnu dans un domaine qui m’appartiendrait pleinement et non prendre la succession de mon père. Bref… Indépendamment de tous les avantages et inconvénients que proposais chaque alternative, le projet de Nobunaga m’offrait pour la première fois de ma vie la possibilité de m’affirmer pleinement et d’exister en tant que tel et non comme un second Shintaro Satokira.
J’ouvrit les yeux, mettant fin à ma méditation. Le soleil se couchait à l’horizon. Malgré le crépuscule, l’animation dans la rue en contrebas n’avait guère diminué. Perdu dans mes pensés, j’avais laisser le temps filer. Je devais bien être resté plus de six heures dans la même position. Je me levai et m’étirai longuement, réveillant mes articulations ankylosées.
Ma décision était prise. Dans trois jours, nous devions tous révéler notre choix à Nobunaga. Et j’avais l’intention d’être de la partie.
J’en étais encore complètement étonné. L’avant-veille, j’avais reçu une invitation officielle, signée de la main du conseiller en personne, m’invitant à une réunion qui pourrait, je cite, « …m’ouvrir de nouveaux horizons… […] …me permettre d’œuvrer pour la pérennité du village… […] …bouleverser les connaissances actuelles de la médecine… […] …d’évoluer dans les meilleurs conditions pour devenir un véritable shinobi-médecin… ». Y’en avait comme ça sur deux pages complètes. D’ordinaire, je ne marche pas à la flatterie, alors tout ce que la lettre racontait, ça ne me faisait absolument ni chaud ni froid. J’étais même plutôt enclin à écouter les conseils de mes parents qui me mettaient en garde contre ce vieux renard de Nobunaga. Un vieillard aigri et amer, d’après eux, toujours à la recherche d’un moyen de relancer la guerre des trois villages et de transformer le Yuukan en un immense champs de ruines dans une orgie de destructions et de carnages ensanglantés. Bien sûr, ils exagéraient; mais que voulez-vous : mes parents sont des pacifistes forcenés qui ne supportent l’expression de la violence sous toutes ces formes.
Mais ce qui a très nettement fait pencher la balance en faveur de l’invitation de Nobunaga, c’est que dans la lettre, on m’appelait « professeur Satokira ». Mwahahahah, pour une fois que ce n’était pas mon père qu’on appelait ainsi ! Hé oui, je ne marche pas à la flatterie d’ordinaire. Bah, personne n’est parfait, hein. Et puis c’était plutôt une bonne idée que de participer à cette réunion, en fin de compte.
Le jour dit, je me suis donc rendu au QG, dans la salle de réunion mentionnée dans l’invitation. Comme je m’en doutais, je n’étais pas seul. Il s’est avéré que six spécialistes en médecine humaine avaient reçu une telle invitation. Moi compris. Et cinq d’entre nous avaient répondu à l’appel.
Sur toutes les personnes présentes, je n’en connaissait que deux. Yoshimitsu Kansatsugan et Yeonhwa Zuzushii. Le premier, un homme d’une trentaine d’année. Il avait un visage fin et inexpressif, encadré par deux longues mèches aussi blanches que la neige qui lui descendait jusqu’au torse. Ses longs cheveux tombaient en cascade jusqu’au bas dos. Le plus frappant chez cet homme était ses yeux de rapace, d’un bleu très sombres, qui semblaient vous transpercer lorsqu’il posait son regard sur vous. Il m’avait accosté une fois à l’hôpital et nous avions discuté pendant une bonne heure, alors. Comme cette fois-là, il portait une ample tunique aux manches excessivement larges, un pantalon large de couleur clair et un katana au fourreau noir à la ceinture. C’était un expert en psychologie. D’ailleurs, lors de notre première rencontre, j’avais eu peur qu’il ait été envoyé suite à une plainte de l’un de mes patients.
Quant à Yeonhwa, je ne la connaissais que par l’intermédiaire de mon père avec qui elle travaillait souvent. D’après lui, c’était un médecin aussi difficile à supporter que moi pour ses patients, dont le domaine de spécialité était la neurologie. Peau claire, cheveux mi-longs et raides, elle souffrait d’une maladie des yeux qui l’éblouissait à la lumière normale. Elle les cachait donc derrière un bandeau d’un tissu léger et sombre. Elle était vêtu d’une robe violet sombre qui laissait ses épaules et ses bras nues. Elle aurait presque pu passer pour la kunoichi modèle sans les imposants gantelets de plates, tout en angles acérés et excroissances effilées, qui lui recouvraient les mains et les avant-bras.
Tous deux étaient chunins.
Les deux derniers invités étaient un albinos et un gamin. Contrairement à nous, l’albinos n’était pas un shinobi, mais un simple médecin. Il s’appelait Jiro Aojiroi et c’était un maître de l’ophtalmologie. Il se teignait les cheveux en bruns et cachait ses yeux derrière des lunettes qui réfléchissaient suffisamment la moindre lumière pour qu’on ne puisse en voir la couleur, mais sa peau blafarde trahissait immédiatement sa nature, malgré les vêtements blancs qu’il portait. Le gamin avait à peine seize et était un simple genin comme moi. Il s’appelait Akio Wakai et était un petit génie dans le même genre que moi, voir mieux. A son âge, il était un spécialiste en matière de virologie/immunologie. Il était vêtu de vêtements bleus et de protections d’avant-bras ainsi que d’une armure en cuir noir.
Nous n’eûmes pas à attendre longtemps. Nobunaga, précédé et suivi par deux gardes du corps, fit son entré quelques minutes après que le dernier d’entre nous soit arrivé. Je crois qu’il a fait exprès de nous laisser le temps de faire les présentations entre nous. Toujours est-il qu’il n’a pas perdu de temps à les faire ni même à déclamer de vains discours qui n’en finisse pas. Il nous a avoué avoir fait des recherches sur nous et que donc il savait que nous préférerions qu’il entre immédiatement dans le vif du sujet. Ce qu’il a tout de suite fait.
Nous avions tous été choisi non pas pour nos capacités de shinobis mais pour nos talents en médecine. Et aussi, voir surtout, parce qu’aucun d’entre nous ne s’opposait à la reprise d’une guerre entre les trois villages, -Chose assez rare pour des médecins- quand nous ne la désirions pas ardemment. Il avait un projet ambitieux dont nous deviendrions la clé de voûte : lancer un vaste programme de recherche visant à trouver des moyens d’améliorer les shinobis par la médecine, un peu comme les shinobis-médecins de l’ancien temps l’avaient fait en mettant au point de nombreux dôjutsus. L’objectif étant de trouver des méthodes pouvant être appliquées de façon massive, afin de briser irrémédiablement l’actuel équilibre des forces et permettre à Mahou de dominer les autres villages. Bien entendu, ce projet ne faisait pas l’unanimité au sein du conseil du village mais les avis et les ambitions de chacun étant suffisament diviser et si nous n’étions soutenu par le conseil que du bout des lèvres, au moins ne nous mettrait-il pas de bâton dans les roues.
Après près d’une heure de questions, d’explications et de clarifications, nous étions en possessions de toutes les informations nécessaires pour prendre une décision. Nobunaga ne souhaitant pas nous brusquer, il préféra nous laisser cinq jours pour réfléchir. Car une fois notre décision prise, il ne serait plus possible de faire marche arrière.
Ainsi donc me retrouvais-je sur le toit, à méditer et peser le pour et le contre de cette opportunité.
Les pour ?
Une liberté de recherche absolue, c’était nous et uniquement nous qui déciderions sur quoi porterait nos recherches ainsi que sur la façon de les mener, du moment que les résultats étaient là. Des moyens à notre disposition supérieur à ce que nous pourrions espérer en menant des recherches classiques à l’hôpital, que ce soit en terme de financements, de structures et d’équipements. La possibilité d’aboutir à des résultats qui feront progresser la médecine. Et aussi nourris, logés, blanchis au frais de la princesse.
Les contre ?
Nous serions obligé d’abandonner nos emplois à l’hôpital et nous reposer sur les missions de QG pour notre argent de poche. Il était impossible de prévoir à quoi aboutirait les résultats que nous confierons à Nobunaga et sa clique, et quelles en seraient les conséquences. De plus, les méthodes plus ou moins extrêmes que nous devrions utiliser tôt ou tard nous mettraient en marge des autres médecins une fois que cela se saurait -et il serait idiot de penser que nous parviendrons à cacher l’ensemble de nos agissements- et il nous faudrait traîner ce fardeau même une fois le projet terminé -car, là encore, il serait idiot de penser qu’il pourrait durer indéfiniment-.
Bref, cette décision pèserait longuement sur mon futur. Hors de question de la prendre à la légère, donc. Voilà pourquoi je passais plusieurs heures à pratiquer la méditation, tâchant d’évaluer l’ensemble des répercutions de chaque choix et explorant les alternatives sous tous les angles à la recherche du point de détail qui me permettrait de rejeter ou accepter à coup sûr l’un ou l’autre de mes avenirs.
C’est alors que j’ai pris conscience d’une chose : je n’avais jamais réellement voulu être médecin. Dès mon plus jeune âge, mes parents m’avait tout naturellement transmis une partie de leur savoir-faire que j’avais par la suite approfondi du mieux que je le pouvais. Par la suite, mon talent et mes capacités et l’influence de mon père -certes passive puisqu’il n’avait jamais rien fait pour me faciliter la tâche, mais son nom n’en reste pas moins reconnu dans le milieu médical- m’avaient tout naturellement ouvert les portes de l’hôpital et si, pour le moment, on ne me laissait œuvrer que sur les cas bénins, d’ici quelques mois, on me ferait suffisamment confiance pour me laisser m’occuper de trucs plus sérieux et faire mes preuves. Et dans quelques années, je serai un éminent médecin reconnu de tous. Tout naturellement. A un tel point que jusqu’à aujourd’hui, jamais je ne m’étais soucié de mon avenir, celui-ci étant tout tracé.
Pourtant, au fond de moi, je devais bien m’avouer une chose. Je n’aimais guère soigner des gens. Ça peut paraître horrible, dit comme ça. Mais devoir soigner un shinobi malgré lui, l’obligé à garder le lit quand il n’a qu’une idée en tête, repartir dehors, et constamment lui rappeler les recommandations à respecter qu’il n’écoute jamais… Nan, franchement, il me vient limite des envies de meurtres à chaque fois… Bref, même si je le faisais bien, je n’aimais pas particulièrement ce que je faisais.
Hors ce que proposais Nobunaga était nettement plus distrayant et passionnant, même si ne serait probablement que de courte durée. S’aventurer en des territoires inconnus, tenter de retrouver les traces des manipulations de jadis. Ça, c’était l’aventure ! Ajouter à l’opportunité de se forger un nom par moi-même, mes capacités propres, et non par le prestige et le soutien de mes parents et la possibilité d’être reconnu dans un domaine qui m’appartiendrait pleinement et non prendre la succession de mon père. Bref… Indépendamment de tous les avantages et inconvénients que proposais chaque alternative, le projet de Nobunaga m’offrait pour la première fois de ma vie la possibilité de m’affirmer pleinement et d’exister en tant que tel et non comme un second Shintaro Satokira.
J’ouvrit les yeux, mettant fin à ma méditation. Le soleil se couchait à l’horizon. Malgré le crépuscule, l’animation dans la rue en contrebas n’avait guère diminué. Perdu dans mes pensés, j’avais laisser le temps filer. Je devais bien être resté plus de six heures dans la même position. Je me levai et m’étirai longuement, réveillant mes articulations ankylosées.
Ma décision était prise. Dans trois jours, nous devions tous révéler notre choix à Nobunaga. Et j’avais l’intention d’être de la partie.
Re: Mahou Gakure [RP]
-QUOIIIII ?!
Une main excédée vint frapper le sommet du crâne de Kaede, mettant fin à son cri. La jeune fille se massa le haut du crâne, et jeta un regard noir à sa mère.
-On ne discute pas, Kaede. On t'a attribué une mission, tu y vas. Et tu fais en sorte de la réussir.
-Mais pour quoi on m'donne ces missions pourries ?!
-Pour te faire bosser un peu. Et puis, ça t'occuperas toujours plus sainement que si tu filais encore voir tes amis du bar...
Kaede soupira bruyamment.
-Et c'est quoi cette fois-ci ? Surveiller une grand-mère ? Promener un chien ? Laver les bains ? Un truc encore plus nul ?
-J'en sais rien, Kaede... va donc au QG. Ils doivent t'y attendre en plus.
-Mais...
-File !
Kaede allait répondre, mais décida de battre en retraite devant le regard noir de Shizuka. Tout en s'assurant d'être la plus bruyante possible, la jeune genin sortit de chez elle en ronchonnant et prit la direction du QG. Pourquoi s'évertuait-on à refiler aux genins toutes les corvées possibles ? Depuis qu'elle avait reçu son bandeau de genin, Kaede avait toujours tout fait pour éviter d'écoper d'un de ces ordres de missions, et avait jusque là bien réussi... avant que son père ne s'en mêle en fin de compte. De plus, la jeune fille y mettait tant de mauvaise volonté que les deux dernières missions effectuées (à savoir aider à l'hôpital une semaine entière et partir en forêt chercher des herbes médicinales) avaient lamentablement échoué. Mais son père tenait bon et n'avait pas encore abandonné l'idée que sa fille puisse réussir une mission, voir même qu'elle puisse s'y illustrer. A force de ruminer ses pensées, Kaede finit par débouler au QG. Plusieurs genins s'y trouvaient, tous dans l'attente ou d'une mission, ou d'une récompense pour les plus chanceux. Kaede se rangea à côté d'eux et attendit... pas vraiment longtemps avant de voir Kentaro débouler à son tour dans la salle.
-Tsss... pitié, qu'on me refile pas encore un truc à faire avec lui...
-Tiens Kaede... t'as dis quelques choses ?
-Hein ? Heu... nan, nan...
Les deux genins attendirent quelques minutes dans un silence pesant, près des autres genins présents. Kentaro fit une tentative pour briser le silence.
-Alors ? T'attends pour une mission ?
-Nan, j'plante des potirons, tu vois.
-J'me disais bien aussi. Tout le monde sais bien que les missions genins sont trop dures pour toi...
-PARDON ?
-Allez, Kaede-Chaaaan, y a pas de honte à être un shinobi médiocre...
-C'est vrai que t'es spécialiste dans le genre, Ken-Chaaaaaaan...
-Et mon poing, tu veux savoir si il est médiocre, mon poing ?
L'entreprise eut son effet, deux ninjas vinrent rapidement séparer les deux genins, et par la même occasion, s'occupèrent de leur cas. L'un des deux hommes les emmena jusqu'à sa table, happant dans son passage trois autres genins.
-Vous n'êtes vraiment pas malins : les ordres de missions sont affichés sur un panneau dehors, et vos noms à tous les cinq y sont inscrits.
-Moi j'avais vu, mais j'suis venu chercher mes coéquipiers... même si j'pense que j'ai pas besoin d'eux pour faire cette mission.
-Allons, allons. Plus vous serez nombreux, mieux ce sera.
-C'est dangereux ? demanda l'un des genins
-Non, non, rassurez-vous. Mais vous serez plus efficaces et vous terminerez peut-être plus rapidement.
-Je sens venir la mission pourrie...
-Tu parles... moi je sais déjà ce que c'est...
-Tenez, voici l'ordre de mission.
Quatre paires de mains saisirent la feuilles et quatre paires d'yeux commencèrent à la parcourir. Le cinquième genin, un blondinet aux yeux verts, les regardait faire d'un air blasé : il connaissait déjà le but de la mission. Kaede ne put s'empêcher de s'écrier :
-QUOI ? UN VULGAIRE FURET ? VOUS VOUS FICHEZ DE NOUS ?
-Heu... calmez-vous, mademoiselle. Ce furet est un animal domestique appartenant à une demoiselle qui habite pas loin d'ici. Il s'est échappé hier après-midi, elle veut absolument le retrouver.
-Quelle galère... marmonna Kentaro
-Mais vous aurez une récompense si vous la retrouvez, hein. Il répond au nom de Tshu et...
-Ouais, réplique la jeune fille, ben si il répondait, on en serait pas là, ok ?
Les autres genins hochèrent la tête. Kaede en profita pour les détailler un peu, et tous se présentèrent rapidement. La jeune fille connaissait déjà Kentaro. Son second coéquipier était un jeune garçon brun dénommé Ryozû. Le troisème genin était un grand mec roux dont le nom était Kyotsune. Le dernier était un genin blond s'appelant Mayura, qui s'écria en laissant ses yeux divaguer sur l'ordre de mission :
-QUOI ?! C'est quoi cette récompense minable ?!
-T'énerves pas, répondit Kyotsune. Ca pourrait être pire : imagine un peu qu'on doive en plus se la partager en cinq !
-Ben...
-Ne me dites pas que...
-Ben... si.
Cris de surprises/déceptions/colère chez les cinq genins.
-Que dalle ! s'écria Kentaro
-Pour une fois, ce crétin d'apprenti médecin a raison ! Chacun pour sa pomme !
-Heu... Kaede, c'est qui que t'appelle le "crétin d'apprenti médecin", là ? Nan, juste pour savoir...
-Ouais ! Le premier qui ramène le furet gagne la récompense !
-Mais...attendez !
Le ninja ne put retenir les cinq jeunes gens partis chasser le furet.
Une main excédée vint frapper le sommet du crâne de Kaede, mettant fin à son cri. La jeune fille se massa le haut du crâne, et jeta un regard noir à sa mère.
-On ne discute pas, Kaede. On t'a attribué une mission, tu y vas. Et tu fais en sorte de la réussir.
-Mais pour quoi on m'donne ces missions pourries ?!
-Pour te faire bosser un peu. Et puis, ça t'occuperas toujours plus sainement que si tu filais encore voir tes amis du bar...
Kaede soupira bruyamment.
-Et c'est quoi cette fois-ci ? Surveiller une grand-mère ? Promener un chien ? Laver les bains ? Un truc encore plus nul ?
-J'en sais rien, Kaede... va donc au QG. Ils doivent t'y attendre en plus.
-Mais...
-File !
Kaede allait répondre, mais décida de battre en retraite devant le regard noir de Shizuka. Tout en s'assurant d'être la plus bruyante possible, la jeune genin sortit de chez elle en ronchonnant et prit la direction du QG. Pourquoi s'évertuait-on à refiler aux genins toutes les corvées possibles ? Depuis qu'elle avait reçu son bandeau de genin, Kaede avait toujours tout fait pour éviter d'écoper d'un de ces ordres de missions, et avait jusque là bien réussi... avant que son père ne s'en mêle en fin de compte. De plus, la jeune fille y mettait tant de mauvaise volonté que les deux dernières missions effectuées (à savoir aider à l'hôpital une semaine entière et partir en forêt chercher des herbes médicinales) avaient lamentablement échoué. Mais son père tenait bon et n'avait pas encore abandonné l'idée que sa fille puisse réussir une mission, voir même qu'elle puisse s'y illustrer. A force de ruminer ses pensées, Kaede finit par débouler au QG. Plusieurs genins s'y trouvaient, tous dans l'attente ou d'une mission, ou d'une récompense pour les plus chanceux. Kaede se rangea à côté d'eux et attendit... pas vraiment longtemps avant de voir Kentaro débouler à son tour dans la salle.
-Tsss... pitié, qu'on me refile pas encore un truc à faire avec lui...
-Tiens Kaede... t'as dis quelques choses ?
-Hein ? Heu... nan, nan...
Les deux genins attendirent quelques minutes dans un silence pesant, près des autres genins présents. Kentaro fit une tentative pour briser le silence.
-Alors ? T'attends pour une mission ?
-Nan, j'plante des potirons, tu vois.
-J'me disais bien aussi. Tout le monde sais bien que les missions genins sont trop dures pour toi...
-PARDON ?
-Allez, Kaede-Chaaaan, y a pas de honte à être un shinobi médiocre...
-C'est vrai que t'es spécialiste dans le genre, Ken-Chaaaaaaan...
-Et mon poing, tu veux savoir si il est médiocre, mon poing ?
L'entreprise eut son effet, deux ninjas vinrent rapidement séparer les deux genins, et par la même occasion, s'occupèrent de leur cas. L'un des deux hommes les emmena jusqu'à sa table, happant dans son passage trois autres genins.
-Vous n'êtes vraiment pas malins : les ordres de missions sont affichés sur un panneau dehors, et vos noms à tous les cinq y sont inscrits.
-Moi j'avais vu, mais j'suis venu chercher mes coéquipiers... même si j'pense que j'ai pas besoin d'eux pour faire cette mission.
-Allons, allons. Plus vous serez nombreux, mieux ce sera.
-C'est dangereux ? demanda l'un des genins
-Non, non, rassurez-vous. Mais vous serez plus efficaces et vous terminerez peut-être plus rapidement.
-Je sens venir la mission pourrie...
-Tu parles... moi je sais déjà ce que c'est...
-Tenez, voici l'ordre de mission.
Quatre paires de mains saisirent la feuilles et quatre paires d'yeux commencèrent à la parcourir. Le cinquième genin, un blondinet aux yeux verts, les regardait faire d'un air blasé : il connaissait déjà le but de la mission. Kaede ne put s'empêcher de s'écrier :
-QUOI ? UN VULGAIRE FURET ? VOUS VOUS FICHEZ DE NOUS ?
-Heu... calmez-vous, mademoiselle. Ce furet est un animal domestique appartenant à une demoiselle qui habite pas loin d'ici. Il s'est échappé hier après-midi, elle veut absolument le retrouver.
-Quelle galère... marmonna Kentaro
-Mais vous aurez une récompense si vous la retrouvez, hein. Il répond au nom de Tshu et...
-Ouais, réplique la jeune fille, ben si il répondait, on en serait pas là, ok ?
Les autres genins hochèrent la tête. Kaede en profita pour les détailler un peu, et tous se présentèrent rapidement. La jeune fille connaissait déjà Kentaro. Son second coéquipier était un jeune garçon brun dénommé Ryozû. Le troisème genin était un grand mec roux dont le nom était Kyotsune. Le dernier était un genin blond s'appelant Mayura, qui s'écria en laissant ses yeux divaguer sur l'ordre de mission :
-QUOI ?! C'est quoi cette récompense minable ?!
-T'énerves pas, répondit Kyotsune. Ca pourrait être pire : imagine un peu qu'on doive en plus se la partager en cinq !
-Ben...
-Ne me dites pas que...
-Ben... si.
Cris de surprises/déceptions/colère chez les cinq genins.
-Que dalle ! s'écria Kentaro
-Pour une fois, ce crétin d'apprenti médecin a raison ! Chacun pour sa pomme !
-Heu... Kaede, c'est qui que t'appelle le "crétin d'apprenti médecin", là ? Nan, juste pour savoir...
-Ouais ! Le premier qui ramène le furet gagne la récompense !
-Mais...attendez !
Le ninja ne put retenir les cinq jeunes gens partis chasser le furet.
Re: Mahou Gakure [RP]
« Que dalle ! s'écria Kentaro
-Pour une fois, ce crétin d'apprenti médecin a raison ! Chacun pour sa pomme !
-Heu... Kaede, c'est qui que t'appelle le "crétin d'apprenti médecin", là ? Nan, juste pour savoir...
-Ouais ! Le premier qui ramène le furet gagne la récompense !
-Mais...attendez »
Le ninja n’avait pas pu nous retenir bien longtemps. Dès qu’il avait été annoncé que celui qui ramènerait le furet toucherait seul la récompense, cela avait animé notre esprit de compétition. Rien ne vaut une saine émulation pour nous forcer à nous dépasser. Alors que mes quatre adversaires se précipitaient chacun de leur côté, je partis en direction de la bibliothèque.
L’un des principes que j’essaie d’appliquer le plus souvent possible, c’est une bonne information offre souvent les clés de la victoire. Bon, quand vous vous retrouvez nez à nez avec un adversaire que vous ne connaissez pas, c’est pas la peine d’essayer d’appliquer ce principe. Mais, dans les autres cas, ça marche, je vous assure…
Comme d’habitude, la bibliothèque était quasiment déserte. En même temps, cet endroit est tellement lugubre que ce n’est pas étonnant. Si ce n’était pas eux qui avaient la plus grosse base de données, je peux vous assurer que je n’y mettrais jamais les pieds. A force de venir chercher des infos, je connais tous les rayons comme ma poche. Direction, le rayon animal, encyclopédie…. Après quelques minutes à tourner les pages, je finis par trouver la rubrique que je veux :
Passons, passons….
Donc, il devait dormir dans un coin, ce qui faciliterait grandement sa capture. Juste à trouver ledit coin… Fallait voir s‘ils donnaient des infos là-dessus….
Bon, pas d’infos sur les endroits propices pour cette bestiole, mais maintenant, je connaissais son régime alimentaire, ça peut aider….
Fort de ces informations nouvellement acquises, je me dirigeais vers les commerces. Vu qu’il y a plein de recoins pour se planquer, que les restaurants jettent leurs déchets dans leurs arrières courts, les probabilités qu’il s’y trouve étaient très élevées.
Alors que je me promenais dans les rues, cherchant le meilleur endroit où le trouver, j’aperçus au loin, Kentaro. Je lui fis signe, mais, il ne semblait pas m’avoir vu. Je me dirigeais alors vers une ruelle sombre. Pourquoi l’avoir choisie ? Parce qu’elle regorge de planques, qu’il y fait chaud, qu’il y a, juste à côté, les poubelles du meilleur restaurant du quartier. Alors que je m’apprêtais à y pénétrer, j’entendis la douce et mélodieuse voix de Kaede hurler :
« Le voilà ! Il est là ! A moi la récompense ! »
Sur ce coup là, il faut avouer qu’elle a été super sympa de nous prévenir de la présence du furet. Parce que franchement, j’en connais qui aurait rien dit et qui aurait tenté de garder tout le mérite pour eux. Franchement, c’est une fille bien, cette Kaede.
Aussitôt entendu, aussitôt accouru ! Nous nous retrouvâmes tous les cinq à courir derrière cet animal, qui je dois quand même me reconnaître, devait être complètement terrifié de voir cinq barbares lui courir après. Mais, pour une petite boule de poil comme elle, elle donnait bien le change. Pas du tout tétanisée. Elle s’était même mise à courir comme une folle à travers les rues de Mahou.
Pendant que nous courions, une chanson, dont ne je connais ni l’auteur ni l’origine commença à me trotter dans la tête. Pas vraiment désagréable, mais assez répétitive. chanson C’est pas mal, en même temps, parce que ça donne de l’entrain pour travailler dans la bonne humeur.
Kentaro et Mayura semblaient être les plus rapides, mais, apparemment, il y avait une certaine rivalité entre eux, résultat, ils se ralentissaient l’un l’autre, en tentant de se frapper. C’était un spectacle assez amusant, d’ailleurs. Ryozû semblait être de mon avis, car il riait beaucoup aussi…. A moins que ce soit de Kaede dont il se moquait. Parce que cette dernière était en train de pester contre elle-même pour son manque de discrétion, contre nous pour l’avoir entendu, contre quelqu’un de sa famille pour l’avoir envoyé sur cette foutue mission. Personnellement, je les suivais à distance, étant le plus éloigné de Kaede au moment où la cible avait été repérée.
Le furet bifurqua à droite, pénétrant sur la place du marché, comble à cette heure de l’après midi. La course de fond se transforma alors en course d’obstacles....
-Pour une fois, ce crétin d'apprenti médecin a raison ! Chacun pour sa pomme !
-Heu... Kaede, c'est qui que t'appelle le "crétin d'apprenti médecin", là ? Nan, juste pour savoir...
-Ouais ! Le premier qui ramène le furet gagne la récompense !
-Mais...attendez »
Le ninja n’avait pas pu nous retenir bien longtemps. Dès qu’il avait été annoncé que celui qui ramènerait le furet toucherait seul la récompense, cela avait animé notre esprit de compétition. Rien ne vaut une saine émulation pour nous forcer à nous dépasser. Alors que mes quatre adversaires se précipitaient chacun de leur côté, je partis en direction de la bibliothèque.
L’un des principes que j’essaie d’appliquer le plus souvent possible, c’est une bonne information offre souvent les clés de la victoire. Bon, quand vous vous retrouvez nez à nez avec un adversaire que vous ne connaissez pas, c’est pas la peine d’essayer d’appliquer ce principe. Mais, dans les autres cas, ça marche, je vous assure…
Comme d’habitude, la bibliothèque était quasiment déserte. En même temps, cet endroit est tellement lugubre que ce n’est pas étonnant. Si ce n’était pas eux qui avaient la plus grosse base de données, je peux vous assurer que je n’y mettrais jamais les pieds. A force de venir chercher des infos, je connais tous les rayons comme ma poche. Direction, le rayon animal, encyclopédie…. Après quelques minutes à tourner les pages, je finis par trouver la rubrique que je veux :
Le furet (Mustela putorius furo) est la sous-espèce domestique de l'espèce Mustela putorius. C'est donc le cousin domestique du putois (Mustela putorius putorius) et comme lui c'est un petit carnivore de la famille des mustélidés. Le furet est plus gros que la belette mais plus petit que la fouine ou la martre. Traditionnellement utilisé pour la chasse au lapin dans les terriers, il est de nos jours apprécié aussi comme animal de compagnie.
Passons, passons….
Très joueur, il n'est pas plus agressif qu'un chien ou un chat et se socialise bien avec ces derniers. Vif, agile et doté d'une grande curiosité, il peut disparaître dans les endroits les plus invraisemblables et s'y assoupir un bon moment (il dort de seize à vingt heures par jour).
Donc, il devait dormir dans un coin, ce qui faciliterait grandement sa capture. Juste à trouver ledit coin… Fallait voir s‘ils donnaient des infos là-dessus….
Pour nourrir son animal le propriétaire d'un furet doit choisir entre une alimentation carnée…
Bon, pas d’infos sur les endroits propices pour cette bestiole, mais maintenant, je connaissais son régime alimentaire, ça peut aider….
Fort de ces informations nouvellement acquises, je me dirigeais vers les commerces. Vu qu’il y a plein de recoins pour se planquer, que les restaurants jettent leurs déchets dans leurs arrières courts, les probabilités qu’il s’y trouve étaient très élevées.
Alors que je me promenais dans les rues, cherchant le meilleur endroit où le trouver, j’aperçus au loin, Kentaro. Je lui fis signe, mais, il ne semblait pas m’avoir vu. Je me dirigeais alors vers une ruelle sombre. Pourquoi l’avoir choisie ? Parce qu’elle regorge de planques, qu’il y fait chaud, qu’il y a, juste à côté, les poubelles du meilleur restaurant du quartier. Alors que je m’apprêtais à y pénétrer, j’entendis la douce et mélodieuse voix de Kaede hurler :
« Le voilà ! Il est là ! A moi la récompense ! »
Sur ce coup là, il faut avouer qu’elle a été super sympa de nous prévenir de la présence du furet. Parce que franchement, j’en connais qui aurait rien dit et qui aurait tenté de garder tout le mérite pour eux. Franchement, c’est une fille bien, cette Kaede.
Aussitôt entendu, aussitôt accouru ! Nous nous retrouvâmes tous les cinq à courir derrière cet animal, qui je dois quand même me reconnaître, devait être complètement terrifié de voir cinq barbares lui courir après. Mais, pour une petite boule de poil comme elle, elle donnait bien le change. Pas du tout tétanisée. Elle s’était même mise à courir comme une folle à travers les rues de Mahou.
Pendant que nous courions, une chanson, dont ne je connais ni l’auteur ni l’origine commença à me trotter dans la tête. Pas vraiment désagréable, mais assez répétitive. chanson C’est pas mal, en même temps, parce que ça donne de l’entrain pour travailler dans la bonne humeur.
Kentaro et Mayura semblaient être les plus rapides, mais, apparemment, il y avait une certaine rivalité entre eux, résultat, ils se ralentissaient l’un l’autre, en tentant de se frapper. C’était un spectacle assez amusant, d’ailleurs. Ryozû semblait être de mon avis, car il riait beaucoup aussi…. A moins que ce soit de Kaede dont il se moquait. Parce que cette dernière était en train de pester contre elle-même pour son manque de discrétion, contre nous pour l’avoir entendu, contre quelqu’un de sa famille pour l’avoir envoyé sur cette foutue mission. Personnellement, je les suivais à distance, étant le plus éloigné de Kaede au moment où la cible avait été repérée.
Le furet bifurqua à droite, pénétrant sur la place du marché, comble à cette heure de l’après midi. La course de fond se transforma alors en course d’obstacles....
Re: Mahou Gakure [RP]
« Le voilà ! Il est là ! A moi la récompense ! »
Merde ! Quelle cruche ! ça faisait une vingtaine de minutes que je la suivait discrètement, et mon instinct ne m'a pas trompé, elle a réussi à retrouver cette satanée bestiole. Mais juste au moment où je m'apprêtais à l'assommer pour la féliciter de sa qualité de pisteuse, il a fallu que ses nerfs lâchent et qu'elle alerte tous les autres abr... Genins qui participent à la mission. Surpris de me voir la bousculer pour attraper le furet et garder la récompense, elle s'écroule comme une bouse et me fait tomber avec elle. Je ne peut que regarder la queue dorée disparaître au tournant d'un air abattu.
S'ensuit une course poursuite terrible, la plupart des genins ayant réussi à revenir vers nous nous étions presque tous au même niveau. Je pique un sprint pour semer mes concurrents et remarque avec satisfaction que je n'ai pas souffert pour rien, ma vitesse de pointe a réellement augmenté. Je peux aussi sprinter plus longtemps, et mon souffle est plus régulier, je suis plus calme et j'arrive à analyser la situation tout en courant comme un dératé pour rattraper le petit mammifère. Kentaro est presque au même niveau que moi, et pas besoin d'être devin pour remarquer qu'il crève d'envie de me faire trébucher. Derrière suivent dans l'ordre Ryozu, Kaede et Kyotsune.
Nous rentrons dans la zone du marché, sa risque de se compliquer. Au début, je parviens à slalomer sans peine entre les étals et même si Kentaro est plus rapide que moi il peine à esquiver tout ce monde bruyant et remuant. L'écart se creuse entre nous, et je lance un sourire sadique à Kentaro qui paraît d'abord frustré, puis ensuite me répond avec le même type de sourire. J'ai un mauvais pressentiment. Je me retourne vivement, et voit au dernier moment un marchand qui traverse la rue avec une charrette à bras pleine de... Pastèques ! Le furet passe sous les roues en bois de la charrette, mais je doute pouvoir en faire autant. Je cherche une idée. Vite. Je suis obligé de ralentir, et Kentaro regagne du terrain sur moi. Les autres aussi, mais je constate que plusieurs étals sont renversés derrière et que Kaede se fait engueuler par un marchand. J'ai soudain une idée. Stupide, certes, mais à ce moment tout va si vite que mon cerveau droit n'a pas le temps de réfréner le gauche avant que je n'aie agis. Je sors un kunai et je lui applique une marque explosive. Je le lance sur la charrette en bois qui me barre le passage. Le tout explose une demi seconde plus tard, mais, manque de bol, je prends une pastèque à demi écrasée dans la tronche. Je m'écroule, et essuie d'un revers de manche le jus sucré qui coule sur mon visage. Les autres m'ont dépassé tant bien que mal, et je peste. Tant qu'à faire, je balance un deuxième kunai explosif pour faire bonne mesure. Il explose à deux mètres de Kentaro, fait s'envoler un cageot de pommes qui lui retombe en plein sur la tête. Bruit de bouillie. Sa tête ou les pommes, je sais pas, mais à voir comme il gigote, je pense que ça doit être les pommes. Dommage. Kyotsune qui a aperçu le furet tourne au coin de la rue. Nous tournons aussi.
Nous arrivons dans le quartier de l'armurerie. C'est bondé, et il y a surtout des ninjas. Je vois un panneau au dessus d'un magasin de katanas: SOLDES.
Et merde ! Comme si on avait besoin de ça ! Au milieu de la rue, deux genins se battent en duel avec des sabres apparemment neufs, sous l'œil bienveillant des chuunins qui ont leur charge. Ils ont le même niveau de médiocrité, ils me font pitié, et ils semblent jouer plutôt que s'entrainer. Ça me fait penser à la remarque de Ken-sensei : Nous sommes faibles. Ce spectacle est tellement affligeant que j'en ai la nausée. En plus, ils nous barrent le passage. Quand le furet traverse leur aire de combat, je crains le pire, tellement ils fonts de moulinets inutiles avec leurs armes luisantes. Quand l'un d'eux attrape le furet, mon sang ne fait qu'un tour: pas question que la récompense lui revienne ! D'ailleurs, les autres semblent penser la même chose. Je saute derrière lui, lui enfonce un D/M bourré de chakra dans le cul et son propriétaire fait un tête bizarre sous le coup de la surprise (
) mais ne lâche sa proie. C'est alors que l'enfer se déchaine sur lui au moment ou il fait mine de vouloir zigouiller la petite bestiole pour se passer les nerfs tellement son anus le brule. Kentaro lui essuie ses larmes avec une poignée phalanges lancées à grande vitesse et Ryozu lui lance de toutes ses forces l'une de ses balles qui rebondit plusieurs fois sur son nez et sa bouche. Le genin commence à lâcher prise. Kyotsune arrive par derrière et lui envoie un kunai auquel est attaché un fil qui vient s'enrouler autour de lui et il se retrouve saucissoné au sol, incrédule. Il lâche le furet et nous nous jetons tous à sa poursuite. Kaede qui était en retard sur nous à juste le temps de cracher au visage boursouflé du genin. Je pense avec satisfaction que si on ne réussit pas en tant que ninjas, on peut toujours se lancer dans la chirurgie esthétique, on ferait un malheur !
Le furet tourne encore, et nous le suivons en formation serrée. Après un tour autour d'un pâté de maison, nous nous retrouvons devant un grand bâtiment sur lequel est inscrit en lettres capitales le mot:
B A I N S
Merde ! Quelle cruche ! ça faisait une vingtaine de minutes que je la suivait discrètement, et mon instinct ne m'a pas trompé, elle a réussi à retrouver cette satanée bestiole. Mais juste au moment où je m'apprêtais à l'assommer pour la féliciter de sa qualité de pisteuse, il a fallu que ses nerfs lâchent et qu'elle alerte tous les autres abr... Genins qui participent à la mission. Surpris de me voir la bousculer pour attraper le furet et garder la récompense, elle s'écroule comme une bouse et me fait tomber avec elle. Je ne peut que regarder la queue dorée disparaître au tournant d'un air abattu.
S'ensuit une course poursuite terrible, la plupart des genins ayant réussi à revenir vers nous nous étions presque tous au même niveau. Je pique un sprint pour semer mes concurrents et remarque avec satisfaction que je n'ai pas souffert pour rien, ma vitesse de pointe a réellement augmenté. Je peux aussi sprinter plus longtemps, et mon souffle est plus régulier, je suis plus calme et j'arrive à analyser la situation tout en courant comme un dératé pour rattraper le petit mammifère. Kentaro est presque au même niveau que moi, et pas besoin d'être devin pour remarquer qu'il crève d'envie de me faire trébucher. Derrière suivent dans l'ordre Ryozu, Kaede et Kyotsune.
Nous rentrons dans la zone du marché, sa risque de se compliquer. Au début, je parviens à slalomer sans peine entre les étals et même si Kentaro est plus rapide que moi il peine à esquiver tout ce monde bruyant et remuant. L'écart se creuse entre nous, et je lance un sourire sadique à Kentaro qui paraît d'abord frustré, puis ensuite me répond avec le même type de sourire. J'ai un mauvais pressentiment. Je me retourne vivement, et voit au dernier moment un marchand qui traverse la rue avec une charrette à bras pleine de... Pastèques ! Le furet passe sous les roues en bois de la charrette, mais je doute pouvoir en faire autant. Je cherche une idée. Vite. Je suis obligé de ralentir, et Kentaro regagne du terrain sur moi. Les autres aussi, mais je constate que plusieurs étals sont renversés derrière et que Kaede se fait engueuler par un marchand. J'ai soudain une idée. Stupide, certes, mais à ce moment tout va si vite que mon cerveau droit n'a pas le temps de réfréner le gauche avant que je n'aie agis. Je sors un kunai et je lui applique une marque explosive. Je le lance sur la charrette en bois qui me barre le passage. Le tout explose une demi seconde plus tard, mais, manque de bol, je prends une pastèque à demi écrasée dans la tronche. Je m'écroule, et essuie d'un revers de manche le jus sucré qui coule sur mon visage. Les autres m'ont dépassé tant bien que mal, et je peste. Tant qu'à faire, je balance un deuxième kunai explosif pour faire bonne mesure. Il explose à deux mètres de Kentaro, fait s'envoler un cageot de pommes qui lui retombe en plein sur la tête. Bruit de bouillie. Sa tête ou les pommes, je sais pas, mais à voir comme il gigote, je pense que ça doit être les pommes. Dommage. Kyotsune qui a aperçu le furet tourne au coin de la rue. Nous tournons aussi.
Nous arrivons dans le quartier de l'armurerie. C'est bondé, et il y a surtout des ninjas. Je vois un panneau au dessus d'un magasin de katanas: SOLDES.
Et merde ! Comme si on avait besoin de ça ! Au milieu de la rue, deux genins se battent en duel avec des sabres apparemment neufs, sous l'œil bienveillant des chuunins qui ont leur charge. Ils ont le même niveau de médiocrité, ils me font pitié, et ils semblent jouer plutôt que s'entrainer. Ça me fait penser à la remarque de Ken-sensei : Nous sommes faibles. Ce spectacle est tellement affligeant que j'en ai la nausée. En plus, ils nous barrent le passage. Quand le furet traverse leur aire de combat, je crains le pire, tellement ils fonts de moulinets inutiles avec leurs armes luisantes. Quand l'un d'eux attrape le furet, mon sang ne fait qu'un tour: pas question que la récompense lui revienne ! D'ailleurs, les autres semblent penser la même chose. Je saute derrière lui, lui enfonce un D/M bourré de chakra dans le cul et son propriétaire fait un tête bizarre sous le coup de la surprise (
) mais ne lâche sa proie. C'est alors que l'enfer se déchaine sur lui au moment ou il fait mine de vouloir zigouiller la petite bestiole pour se passer les nerfs tellement son anus le brule. Kentaro lui essuie ses larmes avec une poignée phalanges lancées à grande vitesse et Ryozu lui lance de toutes ses forces l'une de ses balles qui rebondit plusieurs fois sur son nez et sa bouche. Le genin commence à lâcher prise. Kyotsune arrive par derrière et lui envoie un kunai auquel est attaché un fil qui vient s'enrouler autour de lui et il se retrouve saucissoné au sol, incrédule. Il lâche le furet et nous nous jetons tous à sa poursuite. Kaede qui était en retard sur nous à juste le temps de cracher au visage boursouflé du genin. Je pense avec satisfaction que si on ne réussit pas en tant que ninjas, on peut toujours se lancer dans la chirurgie esthétique, on ferait un malheur !Le furet tourne encore, et nous le suivons en formation serrée. Après un tour autour d'un pâté de maison, nous nous retrouvons devant un grand bâtiment sur lequel est inscrit en lettres capitales le mot:
B A I N S
Re: Mahou Gakure [RP]
Mahou… Il faisait beau, un vent doux soufflait et les feuilles s’envolaient. Les portes géantes du village étaient ouvertes, comme à leur habitude. Quelques enfants jouaient à l’entrée du village, tandis que les gardiens du village les observer. Ils furent surpris par l’arrivée de trois personnes, qu’ils reconnurent. J’étais l’une de ces trois personnes.
Nous avancions petit à petit dans le village, constatant que rien n’avait changé. Notre première direction fut celle du Quartier Général de Mahou. Quelques personnes semblèrent nous reconnaître durant notre avancée, mais la plupart n’avaient pas réalisé qui nous sommes. Le Quartier Général se profilait devant nous, sans doute se trouveraient là-bas quelques ninjas du village de Mahou que nous connaîtrions.
Nous franchissions donc les portes, puis nous prîmes les escaliers de droite, comme à notre habitude pour aller rejoindre le bureau du MahouKage. Personne ne fit réellement attention à nous, et je n’avais reconnu personne de bien « particulier » à mes yeux. La secrétaire de notre chef de village semblait être en conflit avec un coursier, qui livrait des bouteilles de sake au gourou, ça, ça n’avait pas changé !
(???) Pas la peine de rester planter là à attendre, entrons dans le bureau.
Ma camarade et moi acceptions sans broncher puis nous pénétrions tout les trois dans ce bureau. Le MahouKage à première vue fut surpris de nous voir.
(MahouKage) Vous revoilà donc au village ! Ca faisait un moment ! NarutoRudy, Sakura et Shinrei !
(Moi) Eheheh ! Oji-san, ça me fait plaisir de vous revoir ! Toujours pas décider à me léguer votre place ?
(MahouKage) Je suis sûr que tu as progressé gamin, mais bon, tu en es encore loin ! J’ai beau être un vieillard, je te mets toujours la misère ! Hahaha
(Moi) Eheheh, vous voulez qu’on essai ?
(MahouKage) Se serait avec plaisir, mais je n’ai pas le temps, et toi non plus d’ailleurs !
(Moi) Hein ?
(MahouKage) Sakura, l’hôpital souhaiterait que tu reprennes du service, dès que tu le peux, rends-toi y !
(Sakura) Haï !
(MahouKage) Shinrei, les affaires politiques se sont compliqués dans l’enceinte de notre village, je vais avoir besoin de ton aider… Je vais te briefer au plus vite, dès que j’aurai appris à NarutoRudy sa tâche.
(Shinrei) Nobunaga n’est-ce pas ?
(MahouKage) Tu as tout compris… NarutoRudy ! Quand à toi, je vais t’assigner une équipe de Genin ! Tu es parti un bon moment accompagné de Shinrei et Sakura, je pense que tu as du devenir meilleur que tu ne l’étais. Tu as du observé la pédagogie de Shinrei avec toi, je te conseille donc de la mettre en pratique et de montrer tes talents à ces trois jeunes recrues !
(Moi) Un… Senseï ? Avec des Genin… Qui sont-ils ?
(MahouKage) Ce sont… Kaede, une jeune Genin de notre village, elle possède son caractère et est du genre expressive tout comme toi. Ryozû, c’est un fan de tennis de table et il a choisi d’en faire son nindo. Quand à Minami, je te laisse la découvrir, c’est une fille très gentille et intelligente. Bien, tu peux désormais partir !
(Moi) Senseï… On aura tout entendu… Bon ben j’y vais !
(MahouKage) Ton équipe te sera assignée dès demain !
(Moi) HEIIINNNN ?! Même pas un peu de repos ?!
(MahouKage) Comme tu le veux, je pensais que tu serais plus digne que ça pour quelqu’un qui veut prendre ma place…
(Moi) C’est d’accord, je vais vous montrer moi ! Donner leur rendez-vous dès demain devant le Quartier Général, je les prendrais ici.
Sans plus attendre, je sorti de la salle, surpris de ce que je venais d’entendre… Moi Senseï… Le vieux ne sait vraiment plus quoi faire… J’ai pas que ça à faire moi ! Mais bon… Je pris ensuite la direction de notre village pour rencontrer des vieux amis, mais il semblait bien que tous étaient partis en mission.
Néanmoins, j’aperçus tout de même un drôle d’animal qui fuyait tout une troupe de Genin… Un furet je crois… J’entendis soudain une jeune fille criait après un médecin, elle pestiféré à son égard… Hum, expressive, ce doit être Kaede… Et l’autre petit gars brun la, avec sa raquette, aucun doute c’est Ryozû. Eh ben, ça promets d’être intéressant cette équipe… Manque plus que Minami, mais je suppose qu’elle n’était pas dans ce troupeau… Bon et bien, puisque personne n’est là, juste avant d’aller annoncé mon retour à mes parents, je vais aller prendre un bon bol de ramen ! Eheheh !
Je pris donc cette direction, pour m’engloutir ce bon gros bol de ramen, avant d’aller annoncer mon retour… Y a pas à dire, ça fait du bien d’être chez soit…
Re: Mahou Gakure [RP]
« ‘Me dis pas que cette saloperie est entré là-dedans » Murmurai-je, anxieux : c’était déjà bien assez coton de le capturer en pleine rue pour pas que ce satané furet nous complique les choses.
« Merde, il est passé où ? » lâcha Mayura, qui avait perdu de vu le petit animal.
Visiblement, lui aussi avait continué de poursuivre l’entraînement que nous avait donné Yoshi. Et le résultat était là : on venait de prendre une petite avance sur les autres. Il ne me restait donc plus qu’à me débarrasser de Mayura pour avoir une chance de gagner toute la récompense pour moi seul.
Faisant appel au Gokan Henshitsu, j’améliorai mon ouïe afin de retrouver cette foutue bestiole par le son. Bingo ! Elle avait la présence d’esprit de ne pas rentrer dans les bains et se tenait près d’un tas d’ordure dans la ruelle adjacente. Une fois repéré, je n’eu aucun mal à les localiser de mes yeux. C’est là que je dus faire face à un petit dilemme : Mayura étant assez proche, si je m’élançais vers le furet, il aurait le temps de piger et d’essayer de l’attraper avant moi. Mais si j’attendais qu’il s’éloigne, je prenais le risque que les trois autres zigotos rappliquent.
Je n’eu pas à réfléchir bien longtemps, entendant le bruit de la cavalcade de Ryôzu, Kaede et Kyotsune, je m’élançais sur le furet. Comme de bien entendu, Mayura, à l’affût, bondit à toute vitesse dans la même direction. Le furet, face à notre inénarrable discrétion, prit peur et commença à détaler plus profondément dans l’étroite ruelle.
Mayura, d’un gabarit plus léger, commença à me dépasser. Puisant dans mes réserves, je pris une accélération désespéré pour reprendre la tête. Et Bing ! Ce qui devait arriver arriva. Au coude à coude, épaule contre épaule, nous étions tous deux trop large pour passer dans la petite ruelle. Et comme de bien entendu, ni l’un ni l’autre n’acceptions de reculer pour laisser passer son « partenaire ». Alors que nous commencions à échanger une bordée d’injures, un rire malicieux retentit juste avant qu’un choc à l’arrière du crâne nous écrases par terre. Kaede avait décidé de se servir de nous comme tremplin et n’y était pas allé de main morte. Elle se jeta sur le furet en hurlant un « à moi la récompense ! », ce à quoi un « Smatch Balle ! » fit écho. Et un projectile immaculé passa au-dessus de nos tête en trombe et vînt violemment percuté Kaede, la déséquilibrant suffisamment dans son plongeon pour que le furet lui glisse entre les bras. C’est alors que Kyotsune surgit en face de nous, à l’autre bout de la ruelle - il s’était un peu paumé en empruntant un raccourci mais notre bruyante altercation l’avait rapidement remit sur la bonne voie - juste devant le furet qui déboulait à grande vitesse.
« Il court, il court le f… Tiens, mais c’est le furet ? Lucky !! »
Et sans plus de soucis, il se pencha et intercepta le furet en pleine course. Misère de misère, la récompense allait s’envoler… Heureusement, un idée lumineuse jaillit au fin fond de mon esprit surexcité, à la vue de ce pauvre animal qui se débattait, griffait et mordait, emprisonné dans l’impitoyable étau de cet opportuniste de Kyotsune.
« Fait gaffe, il a la rage ! » Hurlai-je.
Kyotsune ne put retenir un léger mouvement de recul, suffisant pour que ses doigts se desserrent et que l’animal s’échappe, filant entre ses jambes. Kyo et Kaede repartirent tout de suite à sa poursuite, rapidement imité par Mayura et moi-même, après que Ryozu nous ait délicatement piétiné dans sa précipitation pour faire parti du trio de tête.
Nous rejoignîmes nos compagnons un petit tour de pâté de maison plus tard, juste à temps pour voir l’animal rentré dans les bains. Et meeerde…
C’est alors que Ryozû prît la parole.
« Ecoutez… Je crois qu’on devrait changer de stratégie.
_ Pardon ? » J’avais du mal entendre.
_ Pis quoi encore ? Répliqua Kaede, aussi enthousiaste que moi.
_ C’est la combientième fois qu’il nous échappe ?
_ Aucune idée, j’ai pas pensé à compter, rétorqua Kyotsune.
_ C’était une question réthorique… Si on avait travaillé ensemble dès le début, ça ferait longtemps qu’on l’aurait capturé.
_ C’est pas faux, approuva Mayura. On devrait peut-être coopéré.
_ Minute ! C’est bien beau ça, mais qui obtient la récompense dans ce cas-là ? Objecta Kaede.
_ On pourra toujours déterminer le meilleurs moyen de choisir l’heureux bénéficiaire après. Parce que là, on est pas près d’y arriver. » Poursuivit sans se démonter le jeune genin.
Mouais… J’étais particulièrement peu convaincu, mais bon… Au moins, une fois le furet capturé, on aurait pas à traverser la ville dans tous les sens pour s’en mettre mutuellement plein la tronche. Je voyais à l’expression de Kaede qu’elle n’appréciait guère non plus tout ça mais elle accepta aussi, à contre-cœur. Bizarre, j’aurais pas cru qu’elle capitule aussi vite…
« Bon, le furet est entré dans le bain des filles. Alors on fait tous un henge et on se partage les zones de recherches une fois à l’intérieur ! Expliqua Ryozû.
_ Heu… J’sais pas faire de Henge, avouais-je.
_ Moi non plus, ajouta Kyotsune.
_ ‘Tain, plus c’est vieux, plus c’est des cancres ! Râla Kaede.
_ Fallait bosser un peu à l’académie » Approuva Mayura.
Humpf… Bande de sale petits… !! Mais bon, par un effort surhumain, je ne me suis pas énervé. D’ailleurs Kaede nous a rapidement proposé une solution.
« Si vous voulez, je peux vous faire un sceau d’invisibilité, à tous les deux.
_ Génial ! Merci Kaede ! »
On voit bien que Kyotsune ne la connaît pas aussi bien que moi. Dois-je vous rappeler que par deux fois, elle n’a pas hésité à tenter de s’évader, me laissant seul avec les bandits qui nous retenait ? Non, compassion, générosité, bonté et abnégation sont des notions complètement inconnues à l’esprit de Kaede.
« Nan, merci. Sans façon.
_ Ben quoi ? Tu me fais pas confiance ?
_ Bien sûr que non.
_ Oh allez, on est allié, je te rappelle. Puisqu’on est dans la même galère, faut bien s’entraider.
_ Ouais, comme dans la forêt. Ben je préfère attendre ici, c’est préférable.
_ Si on capture le furet sans toi, tu peux faire une croix sur la récompense.
_ M’en fout. »
Mayura et Ryozu s’impatientant, Kaede arrêta d’essayer de me convaincre et commença à dessiner le sceau sur Kyotsune avec son feutre « spécial Blanc ». N’y tenant plus, Mayura et Ryozu pratiquèrent le Henge et pénétrèrent dans les bains, « juste pour vérifier que le furet n’essaierait pas de filer ». Kyotsune, devenu invisible, s’empressa d’aller les rejoindre peu après, sous le regard dépité de Kaede.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
_ J’veux pas partager la récompense avec les deux autres abrutis !
_ Deux ? Et Kyotsune ?
_ Il est déjà hors-course, me répondit-elle avec un petit sourire satisfait. »
J’avais bien fait de me méfier, moi.
« Tiens, cadeau. »
Je lui tendis innocemment deux longues aiguilles d’acuponcture, qu’elle saisit avec un sourire entendu. Bien. Comme ça, une fois qu’elle aurait fait place nette et choper le furet, qu’elle ne manquerait pas de rendre invisible pour filer en douce, je n’aurais plus qu’à utiliser le Gokan Henshitsu pour la pister et le lui arracher. Et à moi la récompense. Finalement, c’est sympa la coopération entre camarades.
Je n’eût guère à attendre avant le début des hostilités. Dans un grands fracas et sans ménagement, Ryozu fut le premier propulsé hors des bains. Le pauvre… Je m’approchais de lui, faussement étonné.
« Qu’est-ce qui s’est passé ?
_ Je sais pas… Je me suis fait piquer par une bestiole ou ch’ais pas quoi et j’ai perdu ma concentration. Du coup, le Henge a pris fin. »
Et d’un. Tout se déroulait donc comme prévu.
Moins de trente secondes plus tard, ce fut au tour de Kyotsune de nous rejoindre, de la même façon que Ryozu. Il n’était plus du tout invisible.
« Ben alors ? Lui demanda Ryozu.
_ C’était un feutre lavable à l’eau. L’humidité ambiante a suffit à gondoler les contours du sceau qui n’a plus fonctionner. Faudra que je prévienne Kaede, ça peut lui causer des bricoles si elle utilise ça sous la pluie. »
Y’a des naïfs, comme ça, incapable d’imaginer qu’on puisse causer du tort à d’autres volontairement. Vous m’auriez posé la question hier, je vous aurai juré qu’il n’en existe aucun parmi les shinobis. Comme quoi… En tout cas, ça en faisait deux. Tout s’annonçait donc pour le mieux.
Mayura ne tarda guère à nous rejoindre. Et il m’apostropha aussitôt.
« Dis donc, toi, t’aurais pas oublier quelque chose, aux bains ?!
_ Qui, moi ? Impossible, voyons.
_ Ah ouais ?! Et ce machin qui m’a piqué et mis fin à mon Henge, c’est pas un de tes aiguilles d’acupunctures, peut-être ? »
Zut, la gaffe ! Mayura avait déjà vu celles que j’utilisais. Je suis resté un moment sans voix, cherchant désespérément une solution, une excuse valable, une pirouette pour éluder la question avant d’opter pour la comédie du « parfait innocent » avant que mon silence ne devienne douteux.
« Noooon. Mes aiguilles sont un brin plus longues et légèrement plus fines, voyons ! Absolument aucun rapport avec celle-là.
_ Pourtant j’aurais juré…
_ Touts les aiguilles se ressemblent aux yeux des néophytes, répliquai-je, enterrant la discution pour le coup. Ou plutôt, essayant de l’enterrer pour le coup.
_ Tu peux nous montrer les tiennes, qu’on voit la différence ? » Me demanda Kyotsune.
L’ordure ! J’étais dans la merde, là.
Heureusement, je n’eus pas à montrer mes outils de travail à Mayura, ce qui m’aurait probablement attiré des ennuis à coup sûr, car un boucan du diable se fit entendre, venant des bains. Et un hurlement revenait constamment « Un rat ! Un rat! ».
Alors que nous échangions des regards, nous doutant de la nature du « rat », l’entrée des bains vomit une foule lancée à pleine vitesse qui nous submergeât un en instant. Avant même d’avoir pu bouger, je me fis renverser et piétiner par la horde de clients.
Je me relevais en maugréant, époussetant mes vêtements et regardant autour de moi pour voir dans quel état se trouvait mes compagnons. Évidemment, eux n’avait absolument rien : sachant se servir de leur chakra, ils étaient montés sur les colonnes bordant l’entrée. Humpf… Bande de lâcheurs !
Kaede ne tarda pas à faire son apparition, escorté par un employé des bains qui s’efforçait de la jeter dehors.
« Mais laisse-moi ! J’suis la nièce du Kage, j’te signale ! Alors bat-les pattes ou il va t’arriver des bricoles !
_ Mais voyons, mademoiselle, ce n’est que pour un tout petit instant. Le temps que nous tuions ce rat et… »
D’autres employés arrivait en hâte, armé de balais et même de kunaïs pour certain.
« Mais merde, ils vont nous tuer notre furet ! Réalisa Ryozu.
_ Qu’est-ce qu’on fait ? Interrogea Kyotsune à la cantonade.
_ C’te question…
_ On fonce ! »
Des balles jaillirent, des filins d’aciers se nouèrent, des coups tombèrent et nous entrâmes en force dans les bains. On aurait du commencer par là, tiens… Poursuivis par une meute d’employés vraiment furax, accompagné de la voix de Kyotsune chantonnant « Il court, il court, le furet… », nous nous éparpillâmes un peu partout dans le bâtiment, à la recherche de ce stupide rongeur à la manque.
« Il est là, il est là ! »
Le cri venait de retentir près de moi, quelle chance ! J’avais une chance de remettre la main sur le furet avant les autres ! Je me précipitais dans le couloir et aperçus Kyotsune qui courait vers moi, en me faisant de grands signes. Alors qu’un horrible doute germait en moi, je vis une dizaine d’employés jaillirent du fond de couloir et courser Kyostune. En m’apercevant, ils redoublèrent de cris.
« Ils sont là, ils sont là ! »
La poisse…
Je fis demi-tour instantanément et reparti à fond de train, rattrapant Kyotsune et son entêtante musique « il est passé par ici, il repassera par là… ». Soudain, nous aperçûmes le furet se glisser par l’entrebâillement d’une des portes devant nous et reprendre sa course effrénée vers la sortie. Kyo et moi accélérâmes et je me pris la porte de plein fouet dans la figure, tandis que Ryozu, qui venait d’en sortir, percuta Kyotsune. Mayura parvînt à esquiver le carambolage d’un petit air supérieur, mais c’était sans compter nos poursuivants qui lui sautèrent dessus.
« Ah merde ! Le furet s’échappe ! M’écriai-je, me lançant à sa poursuite.
_ Et Mayura, on ne l’aide pas ? Me demanda Ryozu.
_ Mais non, c’est un grand garçon, il saura se débrouiller. On ferait que le gêner. »
Et nous repartîmes tous les trois à toutes vitesses, sous les vitupérations de Mayura qui ne tarda guère à nous rejoindre après avoir faussé compagnie à ses assaillants.
La sortie se rapprochait inexorablement. Et à mesure que nous gagnions du terrain, nous nous gênions de plus en plus. Je piquai un sprint, aussitôt imité par Mayura. D’un croche patte, je l’envoyais s’écraser contre le mur. Un projectile venu d’on ne sais où (bien que j’ai ma petite idée étant donné sa forme sphérique, blanche et en plastique) me frappa au genou, me faisant trébucher. Kyotsune nous dépassa et… Vlan ! Se retrouva la tête à travers une corbeille à linge en osier.
« Ah ben bravo ! T’as foutu mon piège en l’air gros malin !! »
Hé oui, plutôt que de courir dans tous les sens et se fatiguer pour rien, Kaede avait eu la présence d’esprit d’attendre bien sagement près de l’entré que la saloperie à quatre pattes daigne sortir. J’avoue que l’idée ne m’avait même pas effleuré d’agir ainsi… ça doit être ça, l’instinct féminin…
Toujours est-il que le furet courait toujours. D’un bond, il sorti des bains, de deux bons supplémentaires, il dévala les marches et là, il fila à toute allure, poursuivit par cinq genins vociférants.
Nous n’eûmes guère de mal à le suivre, puisqu’il se contenta de remonter toute la rue jusqu’à…jusqu’à…
« ‘Tain, mais il cumule c’t emmerdeur ! Se lamenta Mayura.
_ On va devoir faire un peu plus attention qu’aux bains, souligna Ryozu.
_ Tu m’étonnes…
_ Il court, il court, le furet, le furet du…
_ TA GUEULE, KYO !!! »
Je m’emportais un petit peu. Mais bon. Moi qui espérait ne plus avoir à y remettre les pieds en démissionnant de l’hôpital, il allait falloir que j’y retourne. Bon sang, ce stupide animal n’aurait pas pu aller se cacher autre part ?
« Merde, il est passé où ? » lâcha Mayura, qui avait perdu de vu le petit animal.
Visiblement, lui aussi avait continué de poursuivre l’entraînement que nous avait donné Yoshi. Et le résultat était là : on venait de prendre une petite avance sur les autres. Il ne me restait donc plus qu’à me débarrasser de Mayura pour avoir une chance de gagner toute la récompense pour moi seul.
Faisant appel au Gokan Henshitsu, j’améliorai mon ouïe afin de retrouver cette foutue bestiole par le son. Bingo ! Elle avait la présence d’esprit de ne pas rentrer dans les bains et se tenait près d’un tas d’ordure dans la ruelle adjacente. Une fois repéré, je n’eu aucun mal à les localiser de mes yeux. C’est là que je dus faire face à un petit dilemme : Mayura étant assez proche, si je m’élançais vers le furet, il aurait le temps de piger et d’essayer de l’attraper avant moi. Mais si j’attendais qu’il s’éloigne, je prenais le risque que les trois autres zigotos rappliquent.
Je n’eu pas à réfléchir bien longtemps, entendant le bruit de la cavalcade de Ryôzu, Kaede et Kyotsune, je m’élançais sur le furet. Comme de bien entendu, Mayura, à l’affût, bondit à toute vitesse dans la même direction. Le furet, face à notre inénarrable discrétion, prit peur et commença à détaler plus profondément dans l’étroite ruelle.
Mayura, d’un gabarit plus léger, commença à me dépasser. Puisant dans mes réserves, je pris une accélération désespéré pour reprendre la tête. Et Bing ! Ce qui devait arriver arriva. Au coude à coude, épaule contre épaule, nous étions tous deux trop large pour passer dans la petite ruelle. Et comme de bien entendu, ni l’un ni l’autre n’acceptions de reculer pour laisser passer son « partenaire ». Alors que nous commencions à échanger une bordée d’injures, un rire malicieux retentit juste avant qu’un choc à l’arrière du crâne nous écrases par terre. Kaede avait décidé de se servir de nous comme tremplin et n’y était pas allé de main morte. Elle se jeta sur le furet en hurlant un « à moi la récompense ! », ce à quoi un « Smatch Balle ! » fit écho. Et un projectile immaculé passa au-dessus de nos tête en trombe et vînt violemment percuté Kaede, la déséquilibrant suffisamment dans son plongeon pour que le furet lui glisse entre les bras. C’est alors que Kyotsune surgit en face de nous, à l’autre bout de la ruelle - il s’était un peu paumé en empruntant un raccourci mais notre bruyante altercation l’avait rapidement remit sur la bonne voie - juste devant le furet qui déboulait à grande vitesse.
« Il court, il court le f… Tiens, mais c’est le furet ? Lucky !! »
Et sans plus de soucis, il se pencha et intercepta le furet en pleine course. Misère de misère, la récompense allait s’envoler… Heureusement, un idée lumineuse jaillit au fin fond de mon esprit surexcité, à la vue de ce pauvre animal qui se débattait, griffait et mordait, emprisonné dans l’impitoyable étau de cet opportuniste de Kyotsune.
« Fait gaffe, il a la rage ! » Hurlai-je.
Kyotsune ne put retenir un léger mouvement de recul, suffisant pour que ses doigts se desserrent et que l’animal s’échappe, filant entre ses jambes. Kyo et Kaede repartirent tout de suite à sa poursuite, rapidement imité par Mayura et moi-même, après que Ryozu nous ait délicatement piétiné dans sa précipitation pour faire parti du trio de tête.
Nous rejoignîmes nos compagnons un petit tour de pâté de maison plus tard, juste à temps pour voir l’animal rentré dans les bains. Et meeerde…
C’est alors que Ryozû prît la parole.
« Ecoutez… Je crois qu’on devrait changer de stratégie.
_ Pardon ? » J’avais du mal entendre.
_ Pis quoi encore ? Répliqua Kaede, aussi enthousiaste que moi.
_ C’est la combientième fois qu’il nous échappe ?
_ Aucune idée, j’ai pas pensé à compter, rétorqua Kyotsune.
_ C’était une question réthorique… Si on avait travaillé ensemble dès le début, ça ferait longtemps qu’on l’aurait capturé.
_ C’est pas faux, approuva Mayura. On devrait peut-être coopéré.
_ Minute ! C’est bien beau ça, mais qui obtient la récompense dans ce cas-là ? Objecta Kaede.
_ On pourra toujours déterminer le meilleurs moyen de choisir l’heureux bénéficiaire après. Parce que là, on est pas près d’y arriver. » Poursuivit sans se démonter le jeune genin.
Mouais… J’étais particulièrement peu convaincu, mais bon… Au moins, une fois le furet capturé, on aurait pas à traverser la ville dans tous les sens pour s’en mettre mutuellement plein la tronche. Je voyais à l’expression de Kaede qu’elle n’appréciait guère non plus tout ça mais elle accepta aussi, à contre-cœur. Bizarre, j’aurais pas cru qu’elle capitule aussi vite…
« Bon, le furet est entré dans le bain des filles. Alors on fait tous un henge et on se partage les zones de recherches une fois à l’intérieur ! Expliqua Ryozû.
_ Heu… J’sais pas faire de Henge, avouais-je.
_ Moi non plus, ajouta Kyotsune.
_ ‘Tain, plus c’est vieux, plus c’est des cancres ! Râla Kaede.
_ Fallait bosser un peu à l’académie » Approuva Mayura.
Humpf… Bande de sale petits… !! Mais bon, par un effort surhumain, je ne me suis pas énervé. D’ailleurs Kaede nous a rapidement proposé une solution.
« Si vous voulez, je peux vous faire un sceau d’invisibilité, à tous les deux.
_ Génial ! Merci Kaede ! »
On voit bien que Kyotsune ne la connaît pas aussi bien que moi. Dois-je vous rappeler que par deux fois, elle n’a pas hésité à tenter de s’évader, me laissant seul avec les bandits qui nous retenait ? Non, compassion, générosité, bonté et abnégation sont des notions complètement inconnues à l’esprit de Kaede.
« Nan, merci. Sans façon.
_ Ben quoi ? Tu me fais pas confiance ?
_ Bien sûr que non.
_ Oh allez, on est allié, je te rappelle. Puisqu’on est dans la même galère, faut bien s’entraider.
_ Ouais, comme dans la forêt. Ben je préfère attendre ici, c’est préférable.
_ Si on capture le furet sans toi, tu peux faire une croix sur la récompense.
_ M’en fout. »
Mayura et Ryozu s’impatientant, Kaede arrêta d’essayer de me convaincre et commença à dessiner le sceau sur Kyotsune avec son feutre « spécial Blanc ». N’y tenant plus, Mayura et Ryozu pratiquèrent le Henge et pénétrèrent dans les bains, « juste pour vérifier que le furet n’essaierait pas de filer ». Kyotsune, devenu invisible, s’empressa d’aller les rejoindre peu après, sous le regard dépité de Kaede.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
_ J’veux pas partager la récompense avec les deux autres abrutis !
_ Deux ? Et Kyotsune ?
_ Il est déjà hors-course, me répondit-elle avec un petit sourire satisfait. »
J’avais bien fait de me méfier, moi.
« Tiens, cadeau. »
Je lui tendis innocemment deux longues aiguilles d’acuponcture, qu’elle saisit avec un sourire entendu. Bien. Comme ça, une fois qu’elle aurait fait place nette et choper le furet, qu’elle ne manquerait pas de rendre invisible pour filer en douce, je n’aurais plus qu’à utiliser le Gokan Henshitsu pour la pister et le lui arracher. Et à moi la récompense. Finalement, c’est sympa la coopération entre camarades.
Je n’eût guère à attendre avant le début des hostilités. Dans un grands fracas et sans ménagement, Ryozu fut le premier propulsé hors des bains. Le pauvre… Je m’approchais de lui, faussement étonné.
« Qu’est-ce qui s’est passé ?
_ Je sais pas… Je me suis fait piquer par une bestiole ou ch’ais pas quoi et j’ai perdu ma concentration. Du coup, le Henge a pris fin. »
Et d’un. Tout se déroulait donc comme prévu.
Moins de trente secondes plus tard, ce fut au tour de Kyotsune de nous rejoindre, de la même façon que Ryozu. Il n’était plus du tout invisible.
« Ben alors ? Lui demanda Ryozu.
_ C’était un feutre lavable à l’eau. L’humidité ambiante a suffit à gondoler les contours du sceau qui n’a plus fonctionner. Faudra que je prévienne Kaede, ça peut lui causer des bricoles si elle utilise ça sous la pluie. »
Y’a des naïfs, comme ça, incapable d’imaginer qu’on puisse causer du tort à d’autres volontairement. Vous m’auriez posé la question hier, je vous aurai juré qu’il n’en existe aucun parmi les shinobis. Comme quoi… En tout cas, ça en faisait deux. Tout s’annonçait donc pour le mieux.
Mayura ne tarda guère à nous rejoindre. Et il m’apostropha aussitôt.
« Dis donc, toi, t’aurais pas oublier quelque chose, aux bains ?!
_ Qui, moi ? Impossible, voyons.
_ Ah ouais ?! Et ce machin qui m’a piqué et mis fin à mon Henge, c’est pas un de tes aiguilles d’acupunctures, peut-être ? »
Zut, la gaffe ! Mayura avait déjà vu celles que j’utilisais. Je suis resté un moment sans voix, cherchant désespérément une solution, une excuse valable, une pirouette pour éluder la question avant d’opter pour la comédie du « parfait innocent » avant que mon silence ne devienne douteux.
« Noooon. Mes aiguilles sont un brin plus longues et légèrement plus fines, voyons ! Absolument aucun rapport avec celle-là.
_ Pourtant j’aurais juré…
_ Touts les aiguilles se ressemblent aux yeux des néophytes, répliquai-je, enterrant la discution pour le coup. Ou plutôt, essayant de l’enterrer pour le coup.
_ Tu peux nous montrer les tiennes, qu’on voit la différence ? » Me demanda Kyotsune.
L’ordure ! J’étais dans la merde, là.
Heureusement, je n’eus pas à montrer mes outils de travail à Mayura, ce qui m’aurait probablement attiré des ennuis à coup sûr, car un boucan du diable se fit entendre, venant des bains. Et un hurlement revenait constamment « Un rat ! Un rat! ».
Alors que nous échangions des regards, nous doutant de la nature du « rat », l’entrée des bains vomit une foule lancée à pleine vitesse qui nous submergeât un en instant. Avant même d’avoir pu bouger, je me fis renverser et piétiner par la horde de clients.
Je me relevais en maugréant, époussetant mes vêtements et regardant autour de moi pour voir dans quel état se trouvait mes compagnons. Évidemment, eux n’avait absolument rien : sachant se servir de leur chakra, ils étaient montés sur les colonnes bordant l’entrée. Humpf… Bande de lâcheurs !
Kaede ne tarda pas à faire son apparition, escorté par un employé des bains qui s’efforçait de la jeter dehors.
« Mais laisse-moi ! J’suis la nièce du Kage, j’te signale ! Alors bat-les pattes ou il va t’arriver des bricoles !
_ Mais voyons, mademoiselle, ce n’est que pour un tout petit instant. Le temps que nous tuions ce rat et… »
D’autres employés arrivait en hâte, armé de balais et même de kunaïs pour certain.
« Mais merde, ils vont nous tuer notre furet ! Réalisa Ryozu.
_ Qu’est-ce qu’on fait ? Interrogea Kyotsune à la cantonade.
_ C’te question…
_ On fonce ! »
Des balles jaillirent, des filins d’aciers se nouèrent, des coups tombèrent et nous entrâmes en force dans les bains. On aurait du commencer par là, tiens… Poursuivis par une meute d’employés vraiment furax, accompagné de la voix de Kyotsune chantonnant « Il court, il court, le furet… », nous nous éparpillâmes un peu partout dans le bâtiment, à la recherche de ce stupide rongeur à la manque.
« Il est là, il est là ! »
Le cri venait de retentir près de moi, quelle chance ! J’avais une chance de remettre la main sur le furet avant les autres ! Je me précipitais dans le couloir et aperçus Kyotsune qui courait vers moi, en me faisant de grands signes. Alors qu’un horrible doute germait en moi, je vis une dizaine d’employés jaillirent du fond de couloir et courser Kyostune. En m’apercevant, ils redoublèrent de cris.
« Ils sont là, ils sont là ! »
La poisse…
Je fis demi-tour instantanément et reparti à fond de train, rattrapant Kyotsune et son entêtante musique « il est passé par ici, il repassera par là… ». Soudain, nous aperçûmes le furet se glisser par l’entrebâillement d’une des portes devant nous et reprendre sa course effrénée vers la sortie. Kyo et moi accélérâmes et je me pris la porte de plein fouet dans la figure, tandis que Ryozu, qui venait d’en sortir, percuta Kyotsune. Mayura parvînt à esquiver le carambolage d’un petit air supérieur, mais c’était sans compter nos poursuivants qui lui sautèrent dessus.
« Ah merde ! Le furet s’échappe ! M’écriai-je, me lançant à sa poursuite.
_ Et Mayura, on ne l’aide pas ? Me demanda Ryozu.
_ Mais non, c’est un grand garçon, il saura se débrouiller. On ferait que le gêner. »
Et nous repartîmes tous les trois à toutes vitesses, sous les vitupérations de Mayura qui ne tarda guère à nous rejoindre après avoir faussé compagnie à ses assaillants.
La sortie se rapprochait inexorablement. Et à mesure que nous gagnions du terrain, nous nous gênions de plus en plus. Je piquai un sprint, aussitôt imité par Mayura. D’un croche patte, je l’envoyais s’écraser contre le mur. Un projectile venu d’on ne sais où (bien que j’ai ma petite idée étant donné sa forme sphérique, blanche et en plastique) me frappa au genou, me faisant trébucher. Kyotsune nous dépassa et… Vlan ! Se retrouva la tête à travers une corbeille à linge en osier.
« Ah ben bravo ! T’as foutu mon piège en l’air gros malin !! »
Hé oui, plutôt que de courir dans tous les sens et se fatiguer pour rien, Kaede avait eu la présence d’esprit d’attendre bien sagement près de l’entré que la saloperie à quatre pattes daigne sortir. J’avoue que l’idée ne m’avait même pas effleuré d’agir ainsi… ça doit être ça, l’instinct féminin…
Toujours est-il que le furet courait toujours. D’un bond, il sorti des bains, de deux bons supplémentaires, il dévala les marches et là, il fila à toute allure, poursuivit par cinq genins vociférants.
Nous n’eûmes guère de mal à le suivre, puisqu’il se contenta de remonter toute la rue jusqu’à…jusqu’à…
« ‘Tain, mais il cumule c’t emmerdeur ! Se lamenta Mayura.
_ On va devoir faire un peu plus attention qu’aux bains, souligna Ryozu.
_ Tu m’étonnes…
_ Il court, il court, le furet, le furet du…
_ TA GUEULE, KYO !!! »
Je m’emportais un petit peu. Mais bon. Moi qui espérait ne plus avoir à y remettre les pieds en démissionnant de l’hôpital, il allait falloir que j’y retourne. Bon sang, ce stupide animal n’aurait pas pu aller se cacher autre part ?
Re: Mahou Gakure [RP]
Dans quelle mission je m’étais embarqué moi… Ma première mission, mes premiers camarades Genin et on se tape dessus… J’aurai tout vu ! Nous étions tout les cinq à la poursuite de ce maudit furet, et ce petit passage dans les bains avait été des plus « stimulants » avec toute cette action pour ce simple petit animal.
Nous étions toujours à la poursuite de cette bête libérant ces instincts d’animal sauvage, et elle nous menait cette fois-ci vers l’hôpital. Pendant notre précipitation, je remarquais un garçon de mon âge apparemment, habillé d’orange. Il me semblait l’avoir déjà aperçu, mais cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. J’eus tout de même remarqué le bandeau qu’il portait sur son front. C’est donc un ninja, je me demande bien quel est son niveau.
Bref, ce qui était important actuellement, c’était avoir se fichu furet ! Kaede était à mon niveau durant la course, elle avait un sacré caractère ! Elle n’hésitait pas à envoyer balader les gens autour d’elle, elle est impressionnante ! Kotsune lui chantait encore ça chanson, a tel point qu’il énerva Kentaro relâchant une insulte au passage. Bon, on est devant l’hôpital, on fait quoi maintenant, on va jouer aux gentils infirmiers ? Je pense pas que se soit une bonne idée, mais en même temps laisser cet animal dans ce bâtiment n’en est pas une non plus.
Kaede : Bon ben on fonce là-dedans et on récupère cette foutue boule de poils !
Ryozû : Il faudrait que nous fassions peut-être des équipes, et celle qui parviendra à obtenir le furet, se débrouillera pour se partager la récompense entre elle. Bien sûr, on ne gêne pas les autres !
Kentaro : Et ce sera quoi les équipes ? Hein ? Moi le seul que je peux tolérer, c’est Mayura.
Kaede : Me laissait pas avec Kyotsune, Ryozû tu viens avec moi et tu te dépêches !
Mayura : Bon ben Kyotsune, toi tu as une arme mortelle à tes côtés, ta chanson ! Bonne chance !
Kaede et moi, nous prîmes le chemin de droite dans l’hôpital tandis que l’autre équipe tourna à gauche et que Kyotsune avança tout droit. Nous explorions les recoins les plus saugrenus qui se profilaient devant nous. Et l’avantage avec Kaede est qu’elle ne se gênait pas, elle bouleversait tout sur son passage. Oh tiens un fauteuil roulant, oups y en a plus… Nous fouillons chaque chambre, dérangeant par la même occasion leurs occupants, Kaede s’occupait de chercher et moi de nous faire pardonner. Après être tomber sur deux pépés, une mémé, trois enfants et une très jolie jeune fille, nous n’avions toujours pas mis la main sur ce fichu furet, néanmoins l’infirmière en chef, elle avait mise la main sur nous…
Infirmière : Mais qu’est-ce que vous faîtes là bande de sales garnements ?! Vous vous rendez compte du grabuche que vous faites ?!
Kaede : Quoi ?! On effectue notre mission, et en plus je suis la nièce du Kage, alors vous pourriez passer la main la dessus !
Ryozû : Euh, Kaede… Est-ce que tu penses que la boule de poil là-bas est le furet que l’on recherche ?
Kaede : Mais oui imbécile ! Depuis combien de temps l’as-tu remarqué ?!
Ryozû : Ben depuis qu’elle vient de sortir de la charrette de l’infirmière…
Kaede : ABRUTI !!! T’aurais pu l’attrapé ! Sus à l’assaut !!!!!!
Je savais bien que j’aurai du réagir avant, mais elle parlait et je voulais pas lui couper la parole, maintenant elle va m’en vouloir… Dommage… La course poursuite avait repris de plus belle. Nous évitions des brancards, des infirmières et tout autre chose d’objets non identifiés. La bête nous faisait tourner dans le bâtiment, afin de nous épuiser sans doute, ce qu’elle pouvait être intelligente cette bébête !
Après des multiples minutes de course, Kentaro et Mayura se trouvaient devant nous et nous rejoignirent dans cette folle course, dommage… Mais les carambolages cette fois-ci n’étaient pas provoqués par le furet, mais par Kaede pour se débarrasser des deux autres types. On peut dire qu’elle a de la ressource la petite Kaede, elle m’étonne de plus en plus ! Mais dans cette course, il manquait quelqu’un, Kyotsune… Je me demande bien où il a pu passer… La bestiole se dirigeait maintenant vers la porte d’un… BLOC OPERATOIRE ?! Mais que pouvons-nous faire ?! Il faut l’en empêcher à tout pris !
Que cette bestiole rentre là-dedans était la pire chose qu’elle puisse faire… Elle était désormais à quelques mètres de celle-ci quand elle s’arrêta nette sur place… Pourquoi s’était-elle arrêtée ? Soudain, la porte du bloc s’ouvrit, et nous en vîmes sortir… Kyotsune ! Qu’est-ce qu’il faisait là-dedans lui ?! Ce type est fou… Il sortait du bloc, un sourire aux lèvres. Mais le pire, était qu’il était habillé comme un médecin et qui plus est avec un scalpel dans la main ! Mon dieu, s’il a… Nan, je pense pas, il n’y a pas de raison… Il fut étonné de voir la bestiole devant, et il essaya de l’attraper, après avoir relâcher son scalpel, mais la bestiole reprit ses esprits et coura de nouveau. Elle passait la sortie de l’hôpital, au moins ça s’était fait…
Kyotsune : Ah dommage, je l’ai raté.
Kentaro : Mais qu’est-ce que tu faisais là-dedans toi ?!
Mayura : Tu n’as quand même pas tué quelqu’un !
Kyotsune : Mais nan, ne vous inquiéter pas ! Ils avaient besoin d’aide, alors le petit Genin que je suis s’est porté volontaire pour donner les instruments, c’est tout.
Ryozû : C’est très gentil de ta part !
Kaede : Surtout stupide, il a laissé tomber la mission pour ça… Mais dépêchons de rattraper ce foutu rat !
Kaede, elle venait de qualifier l’animal de rat, mais c’est un furet… Nous sortions tous de l’hôpital, activement. Avec de la chance, Kyotsune aperçu la bête au loin, se dirigeant cette fois-ci vers le Quartier Général. Après avoir couru pour essayer de la rattraper, nous n’eûmes pas le temps de l’empêcher de rentrer dedans, quelle galère… Après l’hôpital, le Qartier Général, quelle galère…
Nous étions toujours à la poursuite de cette bête libérant ces instincts d’animal sauvage, et elle nous menait cette fois-ci vers l’hôpital. Pendant notre précipitation, je remarquais un garçon de mon âge apparemment, habillé d’orange. Il me semblait l’avoir déjà aperçu, mais cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. J’eus tout de même remarqué le bandeau qu’il portait sur son front. C’est donc un ninja, je me demande bien quel est son niveau.
Bref, ce qui était important actuellement, c’était avoir se fichu furet ! Kaede était à mon niveau durant la course, elle avait un sacré caractère ! Elle n’hésitait pas à envoyer balader les gens autour d’elle, elle est impressionnante ! Kotsune lui chantait encore ça chanson, a tel point qu’il énerva Kentaro relâchant une insulte au passage. Bon, on est devant l’hôpital, on fait quoi maintenant, on va jouer aux gentils infirmiers ? Je pense pas que se soit une bonne idée, mais en même temps laisser cet animal dans ce bâtiment n’en est pas une non plus.
Kaede : Bon ben on fonce là-dedans et on récupère cette foutue boule de poils !
Ryozû : Il faudrait que nous fassions peut-être des équipes, et celle qui parviendra à obtenir le furet, se débrouillera pour se partager la récompense entre elle. Bien sûr, on ne gêne pas les autres !
Kentaro : Et ce sera quoi les équipes ? Hein ? Moi le seul que je peux tolérer, c’est Mayura.
Kaede : Me laissait pas avec Kyotsune, Ryozû tu viens avec moi et tu te dépêches !
Mayura : Bon ben Kyotsune, toi tu as une arme mortelle à tes côtés, ta chanson ! Bonne chance !
Kaede et moi, nous prîmes le chemin de droite dans l’hôpital tandis que l’autre équipe tourna à gauche et que Kyotsune avança tout droit. Nous explorions les recoins les plus saugrenus qui se profilaient devant nous. Et l’avantage avec Kaede est qu’elle ne se gênait pas, elle bouleversait tout sur son passage. Oh tiens un fauteuil roulant, oups y en a plus… Nous fouillons chaque chambre, dérangeant par la même occasion leurs occupants, Kaede s’occupait de chercher et moi de nous faire pardonner. Après être tomber sur deux pépés, une mémé, trois enfants et une très jolie jeune fille, nous n’avions toujours pas mis la main sur ce fichu furet, néanmoins l’infirmière en chef, elle avait mise la main sur nous…
Infirmière : Mais qu’est-ce que vous faîtes là bande de sales garnements ?! Vous vous rendez compte du grabuche que vous faites ?!
Kaede : Quoi ?! On effectue notre mission, et en plus je suis la nièce du Kage, alors vous pourriez passer la main la dessus !
Ryozû : Euh, Kaede… Est-ce que tu penses que la boule de poil là-bas est le furet que l’on recherche ?
Kaede : Mais oui imbécile ! Depuis combien de temps l’as-tu remarqué ?!
Ryozû : Ben depuis qu’elle vient de sortir de la charrette de l’infirmière…
Kaede : ABRUTI !!! T’aurais pu l’attrapé ! Sus à l’assaut !!!!!!
Je savais bien que j’aurai du réagir avant, mais elle parlait et je voulais pas lui couper la parole, maintenant elle va m’en vouloir… Dommage… La course poursuite avait repris de plus belle. Nous évitions des brancards, des infirmières et tout autre chose d’objets non identifiés. La bête nous faisait tourner dans le bâtiment, afin de nous épuiser sans doute, ce qu’elle pouvait être intelligente cette bébête !
Après des multiples minutes de course, Kentaro et Mayura se trouvaient devant nous et nous rejoignirent dans cette folle course, dommage… Mais les carambolages cette fois-ci n’étaient pas provoqués par le furet, mais par Kaede pour se débarrasser des deux autres types. On peut dire qu’elle a de la ressource la petite Kaede, elle m’étonne de plus en plus ! Mais dans cette course, il manquait quelqu’un, Kyotsune… Je me demande bien où il a pu passer… La bestiole se dirigeait maintenant vers la porte d’un… BLOC OPERATOIRE ?! Mais que pouvons-nous faire ?! Il faut l’en empêcher à tout pris !
Que cette bestiole rentre là-dedans était la pire chose qu’elle puisse faire… Elle était désormais à quelques mètres de celle-ci quand elle s’arrêta nette sur place… Pourquoi s’était-elle arrêtée ? Soudain, la porte du bloc s’ouvrit, et nous en vîmes sortir… Kyotsune ! Qu’est-ce qu’il faisait là-dedans lui ?! Ce type est fou… Il sortait du bloc, un sourire aux lèvres. Mais le pire, était qu’il était habillé comme un médecin et qui plus est avec un scalpel dans la main ! Mon dieu, s’il a… Nan, je pense pas, il n’y a pas de raison… Il fut étonné de voir la bestiole devant, et il essaya de l’attraper, après avoir relâcher son scalpel, mais la bestiole reprit ses esprits et coura de nouveau. Elle passait la sortie de l’hôpital, au moins ça s’était fait…
Kyotsune : Ah dommage, je l’ai raté.
Kentaro : Mais qu’est-ce que tu faisais là-dedans toi ?!
Mayura : Tu n’as quand même pas tué quelqu’un !
Kyotsune : Mais nan, ne vous inquiéter pas ! Ils avaient besoin d’aide, alors le petit Genin que je suis s’est porté volontaire pour donner les instruments, c’est tout.
Ryozû : C’est très gentil de ta part !
Kaede : Surtout stupide, il a laissé tomber la mission pour ça… Mais dépêchons de rattraper ce foutu rat !
Kaede, elle venait de qualifier l’animal de rat, mais c’est un furet… Nous sortions tous de l’hôpital, activement. Avec de la chance, Kyotsune aperçu la bête au loin, se dirigeant cette fois-ci vers le Quartier Général. Après avoir couru pour essayer de la rattraper, nous n’eûmes pas le temps de l’empêcher de rentrer dedans, quelle galère… Après l’hôpital, le Qartier Général, quelle galère…
Re: Mahou Gakure [RP]
-Ne me dis pas que…
-Si. Il y est rentré.
Kaede pesta avant de s’élancer vers la porte du QG. A nouveau, Ryozû les interpela tous.
-Hey ! Attendez ! Ca marcherait sûrement mieux si on faisait des équipes et que…
-NON !
Pour une fois, Mayura, Kentaro et Kaede étaient d’accord sur un point : l’esprit d’équipe, c’était pas leur truc, et pis ça avait été prouvé : ça ne marchait pas, sinon, ils auraient attrapé le furet à l’hôpital. Les cinq genins s’élancèrent donc tous à la poursuite du furet, restant groupés puisque la « saloperie à quatre pattes » (dixit Kentaro) se trouvait juste devant eux. Ce qui ne les empêchait bien sûr pas de se mettre des bâtons dans les roues les uns des autres, les couloirs du QG étant parsemés d’objets utiles tels des chaises, des bancs ou des pots de fleurs. Malgré cela, tous gagnaient manifestement du terrain sur la bestiole, Mayura et Kentaro en tête, suivis de près par les trois autres. Le furet piqua une pointe d’accélération… et disparut en même temps qu’un jeune homme derrière le battant d’une porte. Mayura allait l’ouvrir quand Kaede le prit de vitesse et s’interposa entre la porte et lui.
-Pousses-toi, Kaede, tu m’empêche de l’ouvrir.
-Ben justement, boucles-la et trouves-toi une autre porte.
-Pardon ?!
-J’ai dis : essaies un peu de toucher cette poigné et tu te manges un bourre-pif !
-Peuh ! J’aimerai bien voir ça !
Et Mayura s’avança derechef vers la porte. Et son nez rencontra malencontreusement le poing de Kaede, le laissant interdit sur le moment : non pas qu’il ait été blessé ou impressionné par la force de mouche de la jeune fille, mais il resta surpris qu’elle l’ait réellement frappé.
-J’hallucine ! Elle a osé ! La garce !
Aussitôt, il tenta de sauter sur la genin dans l’optique de le lui faire payer, mais Ryozû et Kyotsune le choppèrent chacun par un bras pour l’en empêcher, tandis que Kentaro tentait de raisonner Kaede de le laisser ouvrir la porte pour aller chercher le furet, d’autant plus que, dans une salle, la bête n’aurait aucune échappatoire. Puis, Ryozû fronça les sourcils, et interpella Kaede en désignant la porte du menton.
-Dis Kaede, ça a un rapport avec toi le fait qu’il y ait marqué « Kachiro Seiza » sur la porte ?
-Bien sûr que non, c’est juste pour faire chier les chasseurs de fouines…
-Ben ça va marche vachement bien si c’est le cas, railla Mayura
-Sauf que c’est un furet… rectifia Ryozû
-Il court, il court le furet…
-Faites-le taire, par pitié…
-Quoi qu’il en soit, vous rentrerez pas là-dedans moi vivante.
-Ca peut s’arranger, si ce n’est que ça.
Mais Ryozû et Kyotsune le maintenant toujours, Mayura ne put s’approcher de celle qu’il appelait si gentiment « la garce ».
-Donc si je comprends bien, continua Kentaro, si on ne peut pas rentrer, c’est juste parce que mademoiselle a peur de Môsieur son père, c’est ça ?
-J’ai pas peur.
-Ben tu devrais : la poignée tourne.
-Tous dessus !
Sans grandement réfléchir (pour changer), les quatre garçons obéirent et se jetèrent comme un seul homme sur la porte pour la refermer violement en la percutant. De l’autre côté, on entendit un choc et un bruit de chute : visiblement le jeune homme qu’ils avaient vu rentrer en même temps que le furet n’était pas un ninja et ne s’attendait pas à ce que la porte qu’il ouvrait lui revienne de façon aussi brusque.
-Cassos !
Mayura, Kentaro, Ryozû et Kyotsune suivirent Kaede à travers les couloirs avant que la porte ne s’ouvre de nouveau et qu’ils ne se prennent un savon monumental. Après un virage, Kaede ouvrit une porte au hasard, y laissa rentrer ses compagnons avant de les y suivre, et de respirer un peu. Il fallait à tous prix qu’elle sorte du QG, et au diable le furet. Si son père apprenait qu’elle avait traîné dans le coin, il ne serait pas long à deviner qui avait redessiné le nez de son collègue à l’aide de sa porte de bureau. La jeune fille mit un moment à se rendre compte que Kentaro essayait de retenir son attention en lui tapotant avec insistance l’épaule.
-Quoi encore ?!
-Ben… tourne toi un peu.
Redoutant le pire, Kaede se détourna lentement de la porte. Mentalement, elle se retraçait tout le parcours qu’elle avait effectué, pour essayer de deviner à l’avance sur quelle salle donnait la foutue porte qu’elle venait d’ouvrir, tout en maudissant toutes les portes existantes du Yuukan. Comme elle le craignait, c’était bien là une salle de réunion. Avec des conseillers de chaque côté de la table qui les dévisageaient avec de grands yeux surpris. Et le Tonton au milieu pour couronner le tout.
-Ka… Kaede ?!
-Héhéhé… heu… salut Tonton !
-Qu’est-ce … !
-Roooh, fais pas cette tête, j’viens te passer un p’tit coucou, c’est tout. C’est parce que j’ai pas apporté ta bouteille de saké que tu fais cette tête ?
-Tadaka-Sama, qu’est-ce que cela signifie ? demanda Lirao
-Ben… c’est ma nièce mais… je ne sais pas de quoi elle parle concernant le saké, hein, j'vous assure.
-Et qu’est-ce qu’elle fiche ici ? Nous sommes tout de même en réunion ! Et il nous faut vraiment plancher sur cette question du budget dédié à l’hôpital !
-Augmentez-le, lâcha Kentaro
-On fait que passer, hein. On cherche un... commença Kyotsune avant que deux pieds n’écrasent les siens, tandis que deux coudes s’enfonçaient dans ses côtes.
-Mais… c’est Kentaro Satokira! remarqua enfin Nobunaga
-Merde, il m’a vu… ma carrière est peut-être foutue, là… Heu… bonjour Nobunaga-San ! Je venais pour vous dire que j’acceptais de collaborer à votre projet !
-Accompagné par tous tes camarades ?
-Ben heu…
-Il osait pas venir tout seul. Vous savez, c’est un grand timide, au fond. Et arachnophobe, en prime.
-Ca, Kaede, tu vas me le payer …
-Pis bon, on voit bien qu’on dérange, hein, on va y aller !
-Mais vous n’êtes pas venu me déranger en pleine réunion juste pour ça ?!
-Nan, fit Kyotsune en s’éloignant prudemment de ses comparses, on cherche un furet.
Le Kage passa une main désespérée sur son visage avant de regarder sa nièce, qui s’obstina de son côté à regarder le nez du conseiller Soma (qui ne put s’empêcher d’en ressentir un certain malaise) comme si elle cherchait à voir à travers pour éviter les yeux de son oncle. Kyotsune affichait un sourire comme si cette situation ne le dérangeait pas plus que ça (« Faut voir le bon côté des choses : j’avais jamais vu une réunion du conseil, moi ! »). Mayura se tenait bien droit et silencieux, tandis que Kentaro évitait de son côté avec grand soin le regard de Nobunaga. Derrière eux, Ryozû se faisait tout petit pour ne pas se faire remarquer.
-Vous voulez dire qu’il y a une de ces petites vermines en liberté dans le QG ?
-Plus pour longtemps, vous inquiètez pas !
-Sûr, depuis le temps il a du changer d’endroit…
-J’connais bien une ou deux vermines dans cette pièce, mais il n’y a pas de furet ici, lâcha Keishin Korove.
-Je peux savoir pourquoi vous me regardez en disant cela ? tiqua Nobunaga.
-Heu… bon, ben on va vous laissez, hein !
-Kaede, dans mon bureau ce soir.
-Désolé, Tonton, j’pense que j’aurais pas le temps.
-C’est ça ou dans le bureau de ton père demain.
-Ok. A ce soir alors !
-Je veillerais à ce que chacun d’entre vous soit punis pour cela : comme je te l’ai déjà dit maintes fois, Kaede, le QG ne fait pas partie de la maison, tu n’es pas chez toi. Et tu ne dois pas déranger les membres du conseil et le Kage pendant l’exercice de leur fonction.
Kaede haussa les épaules et sortit de la pièce à la suite de ses quatre camarades. A peine sortis, ceux-ci la dévisagèrent avec colère, surtout concernant Mayura et Kentaro. Atterrir dans cette salle leur avait parut être une blague de très mauvais goût. La jeune fille fut rapidement sauvé, et pas par celui de qui elle attendait une quelconque aide : en effet, juste derrière eux, au fond du couloir, une petite boule de poils pointa son nez avant de repartir d’où il venait à la vue des cinq genins.
-Le furet !
-On va courir encore longtemps après ? se lamenta Ryozû
-Nan, on ve le choper maintenant !
Et une nouvelle fois, renversant tout sur le passage, les cinq genins se mirent à courir. Arrivés à l’accueil, ils avaient de nouveau perdu de vue le rongeur. Une âme charitable, en la personne d’une secrétaire campée sur un bureau, leur cria qu’un rat venir de sortir de l’établissement, en direction des quartiers d’habitations.
-Si je le retrouve, j’m’en fais une écharpe, et au diable la récompense ! cracha Kaede
-Si. Il y est rentré.
Kaede pesta avant de s’élancer vers la porte du QG. A nouveau, Ryozû les interpela tous.
-Hey ! Attendez ! Ca marcherait sûrement mieux si on faisait des équipes et que…
-NON !
Pour une fois, Mayura, Kentaro et Kaede étaient d’accord sur un point : l’esprit d’équipe, c’était pas leur truc, et pis ça avait été prouvé : ça ne marchait pas, sinon, ils auraient attrapé le furet à l’hôpital. Les cinq genins s’élancèrent donc tous à la poursuite du furet, restant groupés puisque la « saloperie à quatre pattes » (dixit Kentaro) se trouvait juste devant eux. Ce qui ne les empêchait bien sûr pas de se mettre des bâtons dans les roues les uns des autres, les couloirs du QG étant parsemés d’objets utiles tels des chaises, des bancs ou des pots de fleurs. Malgré cela, tous gagnaient manifestement du terrain sur la bestiole, Mayura et Kentaro en tête, suivis de près par les trois autres. Le furet piqua une pointe d’accélération… et disparut en même temps qu’un jeune homme derrière le battant d’une porte. Mayura allait l’ouvrir quand Kaede le prit de vitesse et s’interposa entre la porte et lui.
-Pousses-toi, Kaede, tu m’empêche de l’ouvrir.
-Ben justement, boucles-la et trouves-toi une autre porte.
-Pardon ?!
-J’ai dis : essaies un peu de toucher cette poigné et tu te manges un bourre-pif !
-Peuh ! J’aimerai bien voir ça !
Et Mayura s’avança derechef vers la porte. Et son nez rencontra malencontreusement le poing de Kaede, le laissant interdit sur le moment : non pas qu’il ait été blessé ou impressionné par la force de mouche de la jeune fille, mais il resta surpris qu’elle l’ait réellement frappé.
-J’hallucine ! Elle a osé ! La garce !
Aussitôt, il tenta de sauter sur la genin dans l’optique de le lui faire payer, mais Ryozû et Kyotsune le choppèrent chacun par un bras pour l’en empêcher, tandis que Kentaro tentait de raisonner Kaede de le laisser ouvrir la porte pour aller chercher le furet, d’autant plus que, dans une salle, la bête n’aurait aucune échappatoire. Puis, Ryozû fronça les sourcils, et interpella Kaede en désignant la porte du menton.
-Dis Kaede, ça a un rapport avec toi le fait qu’il y ait marqué « Kachiro Seiza » sur la porte ?
-Bien sûr que non, c’est juste pour faire chier les chasseurs de fouines…
-Ben ça va marche vachement bien si c’est le cas, railla Mayura
-Sauf que c’est un furet… rectifia Ryozû
-Il court, il court le furet…
-Faites-le taire, par pitié…
-Quoi qu’il en soit, vous rentrerez pas là-dedans moi vivante.
-Ca peut s’arranger, si ce n’est que ça.
Mais Ryozû et Kyotsune le maintenant toujours, Mayura ne put s’approcher de celle qu’il appelait si gentiment « la garce ».
-Donc si je comprends bien, continua Kentaro, si on ne peut pas rentrer, c’est juste parce que mademoiselle a peur de Môsieur son père, c’est ça ?
-J’ai pas peur.
-Ben tu devrais : la poignée tourne.
-Tous dessus !
Sans grandement réfléchir (pour changer), les quatre garçons obéirent et se jetèrent comme un seul homme sur la porte pour la refermer violement en la percutant. De l’autre côté, on entendit un choc et un bruit de chute : visiblement le jeune homme qu’ils avaient vu rentrer en même temps que le furet n’était pas un ninja et ne s’attendait pas à ce que la porte qu’il ouvrait lui revienne de façon aussi brusque.
-Cassos !
Mayura, Kentaro, Ryozû et Kyotsune suivirent Kaede à travers les couloirs avant que la porte ne s’ouvre de nouveau et qu’ils ne se prennent un savon monumental. Après un virage, Kaede ouvrit une porte au hasard, y laissa rentrer ses compagnons avant de les y suivre, et de respirer un peu. Il fallait à tous prix qu’elle sorte du QG, et au diable le furet. Si son père apprenait qu’elle avait traîné dans le coin, il ne serait pas long à deviner qui avait redessiné le nez de son collègue à l’aide de sa porte de bureau. La jeune fille mit un moment à se rendre compte que Kentaro essayait de retenir son attention en lui tapotant avec insistance l’épaule.
-Quoi encore ?!
-Ben… tourne toi un peu.
Redoutant le pire, Kaede se détourna lentement de la porte. Mentalement, elle se retraçait tout le parcours qu’elle avait effectué, pour essayer de deviner à l’avance sur quelle salle donnait la foutue porte qu’elle venait d’ouvrir, tout en maudissant toutes les portes existantes du Yuukan. Comme elle le craignait, c’était bien là une salle de réunion. Avec des conseillers de chaque côté de la table qui les dévisageaient avec de grands yeux surpris. Et le Tonton au milieu pour couronner le tout.
-Ka… Kaede ?!
-Héhéhé… heu… salut Tonton !
-Qu’est-ce … !
-Roooh, fais pas cette tête, j’viens te passer un p’tit coucou, c’est tout. C’est parce que j’ai pas apporté ta bouteille de saké que tu fais cette tête ?
-Tadaka-Sama, qu’est-ce que cela signifie ? demanda Lirao
-Ben… c’est ma nièce mais… je ne sais pas de quoi elle parle concernant le saké, hein, j'vous assure.
-Et qu’est-ce qu’elle fiche ici ? Nous sommes tout de même en réunion ! Et il nous faut vraiment plancher sur cette question du budget dédié à l’hôpital !
-Augmentez-le, lâcha Kentaro
-On fait que passer, hein. On cherche un... commença Kyotsune avant que deux pieds n’écrasent les siens, tandis que deux coudes s’enfonçaient dans ses côtes.
-Mais… c’est Kentaro Satokira! remarqua enfin Nobunaga
-Merde, il m’a vu… ma carrière est peut-être foutue, là… Heu… bonjour Nobunaga-San ! Je venais pour vous dire que j’acceptais de collaborer à votre projet !
-Accompagné par tous tes camarades ?
-Ben heu…
-Il osait pas venir tout seul. Vous savez, c’est un grand timide, au fond. Et arachnophobe, en prime.
-Ca, Kaede, tu vas me le payer …
-Pis bon, on voit bien qu’on dérange, hein, on va y aller !
-Mais vous n’êtes pas venu me déranger en pleine réunion juste pour ça ?!
-Nan, fit Kyotsune en s’éloignant prudemment de ses comparses, on cherche un furet.
Le Kage passa une main désespérée sur son visage avant de regarder sa nièce, qui s’obstina de son côté à regarder le nez du conseiller Soma (qui ne put s’empêcher d’en ressentir un certain malaise) comme si elle cherchait à voir à travers pour éviter les yeux de son oncle. Kyotsune affichait un sourire comme si cette situation ne le dérangeait pas plus que ça (« Faut voir le bon côté des choses : j’avais jamais vu une réunion du conseil, moi ! »). Mayura se tenait bien droit et silencieux, tandis que Kentaro évitait de son côté avec grand soin le regard de Nobunaga. Derrière eux, Ryozû se faisait tout petit pour ne pas se faire remarquer.
-Vous voulez dire qu’il y a une de ces petites vermines en liberté dans le QG ?
-Plus pour longtemps, vous inquiètez pas !
-Sûr, depuis le temps il a du changer d’endroit…
-J’connais bien une ou deux vermines dans cette pièce, mais il n’y a pas de furet ici, lâcha Keishin Korove.
-Je peux savoir pourquoi vous me regardez en disant cela ? tiqua Nobunaga.
-Heu… bon, ben on va vous laissez, hein !
-Kaede, dans mon bureau ce soir.
-Désolé, Tonton, j’pense que j’aurais pas le temps.
-C’est ça ou dans le bureau de ton père demain.
-Ok. A ce soir alors !
-Je veillerais à ce que chacun d’entre vous soit punis pour cela : comme je te l’ai déjà dit maintes fois, Kaede, le QG ne fait pas partie de la maison, tu n’es pas chez toi. Et tu ne dois pas déranger les membres du conseil et le Kage pendant l’exercice de leur fonction.
Kaede haussa les épaules et sortit de la pièce à la suite de ses quatre camarades. A peine sortis, ceux-ci la dévisagèrent avec colère, surtout concernant Mayura et Kentaro. Atterrir dans cette salle leur avait parut être une blague de très mauvais goût. La jeune fille fut rapidement sauvé, et pas par celui de qui elle attendait une quelconque aide : en effet, juste derrière eux, au fond du couloir, une petite boule de poils pointa son nez avant de repartir d’où il venait à la vue des cinq genins.
-Le furet !
-On va courir encore longtemps après ? se lamenta Ryozû
-Nan, on ve le choper maintenant !
Et une nouvelle fois, renversant tout sur le passage, les cinq genins se mirent à courir. Arrivés à l’accueil, ils avaient de nouveau perdu de vue le rongeur. Une âme charitable, en la personne d’une secrétaire campée sur un bureau, leur cria qu’un rat venir de sortir de l’établissement, en direction des quartiers d’habitations.
-Si je le retrouve, j’m’en fais une écharpe, et au diable la récompense ! cracha Kaede
Re: Mahou Gakure [RP]
Nom de nom d'un rhinocéros blanc enrhumé en été et qui danse la rumba en tutu rose... Une demi heure que je suis assise par terre à attendre l'arrivée de mon frère tel un Messie... Remarque, j'aurais au moins enregistrer un nouveau record: trente minutes sans bouger de place, et sans me plaindre! N'empêche... Je commençai à avoir des fourmi dans les mains et dans les jambes à force de rester planté là... Je me levai rapidement et bourrinai d'un bon coup de pied ce qui restait du poteau en bois que j'avais déjà à moitié défoncé. Une fois de plus les éclairs jaillirent sans que je le veuille, et grâce à ça, le poteau fut raccourci d'une vingtaine de centimètres. C'est sympa de savoir qu'on a de bonne capacités. Moins sympa de savoir que ça se met pas en marche quand on le veut... Qu'est-ce que je pouvais bien faire pour m'occuper moi maintenant? J'allais quand même faire pareil avec les deux autres poteaux d'entrainement... Ah mais oui... Le serpent de tout à l'heure!
Je courrai vers la petite cabane et prit la boîte avec le reptile dedans. Je le mis bien devant mon nez, et il essaya de me mordre. Sur le coup j'éclatai de rire et regardai de plus près la petite bêbête. Longue d'une trentaine de centimètres, de couleur brune mélée d'une teinte d'or fondu, deux lignes noires sue le dos; chacune partant d'un de ses yeux... Si mes souvenirs étaient bons, ce serpent était un orvet, ou quelque chose du style... Pas une vipère en tout cas, vu qu'il n'a pas de crochets.
- Hé... Ca te dis de visiter le village?
Un sifflement suivi ma demande. Après tout, Minato ne devrait pas revenir avant un certain temps... La visite commença par celle du restaurant de ramen, ensuite le quartier général, le quartier des commerces... Et pour finir, ma maison. C'est vrai qu'en la regardant de loin, elle était assez grande: le bâtiment principal avec ses deux étages et son rez de chaussée, le dojo pour s'entrainer les jours de mauvais temps, la petite cour pour les jours de soleil, et une pelouse avec plein de fleurs. Un coin spacieux et tranquille donc. Trop tranquille même... Notre clan était assez riche, et ceux qui n'aimaient pas les "bourgeois" ne s'approchaient généralement pas de leur maison, et de ces personnes. Enfin... Pour moi et mon frère c'était différent. Lui et moi ne sommes pas accros au luxe, et même pas du tout.
Lorsque je m'apprêtai à m'en aller, une voix s'éleva derrière moi.
- Depuis quand hésites-tu à entre dans le domaine du clan jeune fille? demanda mon père avec un ricanement qui, apparemment, ne présageait rien de bon- comme toujours d'ailleurs...
- Tiens papa! Toi ici? Quelle surprise! Tu n'es donc pas en ville en train de chercher Minato parce qu'il n'a pas fait ses devoirs?
- Premièrement, je t'ai dit mille fois de m'appeler père... [i]commença-t-il.
- Faux. En réalité, ça fait la cent cinquante-troisième fois.
- Et deuxièmement, je te ne permettrai pas d'être aussi insolente envers ton père! finit-il d'une voix plus forte. Et ne m'interrompt pas quand je te parle! C'est indigne d'une fille issue de bonne famille. Et ta coupe de cheveux aussi, ainsi que ton style vestimentaire.
- Rhoooo... Quitte à avoir un accès de liberté très restreint, je peux au moins avoir le droit de me coiffer et m'habiller comme je veux...
- J'ai autre chose à dire, les animaux sont interdis!
- Et aussi d'avoir un animal de compagnie!
Mon père commençait à fulminer. Pour preuve: sa grosse veine sur son arcade avait un début de palpitation. Il me prit fermement un bras et m'entraina dans la maison, et plus précisément dans son bureau. La moitié de la pièce était remplie de piles de papiers en tout genre, classeurs, dossiers, mais aussi de vieux objets sculptés, un passe temps de mon père. Il s'assit derrière son bureau, et croisa ses mains pour poser son menton dessus. Quel savon allait-il encore me faire?
- Minami, de tout les enfants que j'ai vu dans le domaine des Sao, tu es la seule- je dis bien la seule- à nous causer autant de problèmes. Pourtant, ta mère et moi n'avons pas fait une mauvaise éducation de toi! Nous avons tout fait pour que tu aies de bonnes manières.
- Mais tu as oublié le plus important peut être: vous avez fait que m'écraser pendant des années! Je pouvais pas aller à l'académie sans qu'un ninja du clan me surveille d'un coin de rue! Vous étiez- et vous êtes touours d'ailleurs- obnubilés par les traditions du clan, vous voulez faire appliquer à tout le monde ces traditions, quitte à en oublier la liberté d'agir et de penser! Donc désolée, mais moi, j'ai à faire, c'est à dire améliorer mes capacités au Taijutsu!
- Non jeune fille! Tu vas rester ici!
Mais je n'avais que faire. Certes, j'ai été bien élevée, mais trop étouffée. Je courrai non pas vers la porte, mais vers la fenêtre de la pièce. Je brisai le carreau d'un seul coup de pied et tombai d'une hauteur égale à un bon étage- encore c'était pas trop haut. J'entendis mon père hurler mon prénom à plusieurs reprises, mais ce n'était pas pour autant que je m'arrêtai. Quand j'étais dans cette maison, j'avais l'impression d'être un oiseau en cage, et quand je n'y était pas, je me sentais libre.
Une fois arrivée aux Commerces, je pus enfin souffler un peu, bien que je n'étais nullement épuisée. Tiens d'ailleurs... J'avais un peu d'argent sur moi... Rien de mieux que de manger un bon bol de ramen pour oublier tout ça! Je fonçai vers le petit restaurant de ramen, et commandai un bol classique. De temps en temps, je faisai manger à mon serpent une ou deux nouilles. Il les mangea avec appétit, et à ce que je sache, les serpents ne mangent pas de ramen... Enfin bref, une fois mon repas fini, je continuai ma promenade avec mon petit compagnon reptilien, jusqu'à ce que mon frère Minato me retrouve, il avait l'air grave.
- Nan mais j'y crois pas... T'as vraiment défié Père au point de t'enfuir en explosant la fenêtre de son bureau? me demanda-t-il direct, le regard mi-grave et mi-admiratif.
- Ben... "exploser" est un peu exagéré... J'ai juste ouvert la fenêtre d'une façon non-académique, c'est tout.
- Quand même... T'a du cran petite soeur!
- Seulement il y a un truc que j'aimerais savoir: comment tu l'as su?
- En fait, je revenais de la bibliothèque d'assez mauvaise humeur, vu que je n'ai malheureusement rien trouvé, et là Tamaki est venue me voir en me disant que Père était furax. Je lui ai demandé pourquoi, et elle m'a dit que ma "chère et tendre soeurette" avait encore fait des siennes, en t'enfuyant par la fenêtre.
- Pourtant c'est pas la première fois que je fais ce coup là... Bref, si on faisait une mission pour oublier ça? Et t'as vraiment rien trouvé sur les coup de pieds que je fais?
- Non... répondit mon frère d'un air un peu dépité il semblerait que ce genre de chose relève plus du Taijutsu, et la spécialité de Mahou, c'est surtout le Ninjutsu...
- Et tu sais où on peut avoir plus de renseignements sur le Tai'?
- Ben... Je crois que c'est Chikara qui est le plus conseillé...
Mon regard s'illumina, et mes espoirs aussi. Donc en clair, si je voulais avoir plus d'infos la dessus, je devais aller à Chikara et donc explorer en partie le Yuukan! Et en même temps voir ce village en vrai. On dit qu'il est construit en plein désert, je me demande comment ils font pour vivre dans un tel endroit...
- J'ai pas fini Minami! N'oublie aps que tu n'es qu'une Genin, et moi un Chunin qui n'est promu que depuis peu... Un Genin et un Chunin dans le Yuukan, c'est pas le plus prudent à faire...
Et zut... Déçue, je caressai la tête de mon serpent, mes espoirs s'envolant au moment où ils arrivaient. Comment pourrais-je aller à Chikara? Ou même plus simple: comment trouver un moyen de sortir de ce village? Voir le monde extérieur que je n'ai jamais vu... Un vrai rêve... Peut être une mission... Sauf que pour un Gennin, faire une mission en dehors du village est
Je courrai vers la petite cabane et prit la boîte avec le reptile dedans. Je le mis bien devant mon nez, et il essaya de me mordre. Sur le coup j'éclatai de rire et regardai de plus près la petite bêbête. Longue d'une trentaine de centimètres, de couleur brune mélée d'une teinte d'or fondu, deux lignes noires sue le dos; chacune partant d'un de ses yeux... Si mes souvenirs étaient bons, ce serpent était un orvet, ou quelque chose du style... Pas une vipère en tout cas, vu qu'il n'a pas de crochets.
- Hé... Ca te dis de visiter le village?
Un sifflement suivi ma demande. Après tout, Minato ne devrait pas revenir avant un certain temps... La visite commença par celle du restaurant de ramen, ensuite le quartier général, le quartier des commerces... Et pour finir, ma maison. C'est vrai qu'en la regardant de loin, elle était assez grande: le bâtiment principal avec ses deux étages et son rez de chaussée, le dojo pour s'entrainer les jours de mauvais temps, la petite cour pour les jours de soleil, et une pelouse avec plein de fleurs. Un coin spacieux et tranquille donc. Trop tranquille même... Notre clan était assez riche, et ceux qui n'aimaient pas les "bourgeois" ne s'approchaient généralement pas de leur maison, et de ces personnes. Enfin... Pour moi et mon frère c'était différent. Lui et moi ne sommes pas accros au luxe, et même pas du tout.
Lorsque je m'apprêtai à m'en aller, une voix s'éleva derrière moi.
- Depuis quand hésites-tu à entre dans le domaine du clan jeune fille? demanda mon père avec un ricanement qui, apparemment, ne présageait rien de bon- comme toujours d'ailleurs...
- Tiens papa! Toi ici? Quelle surprise! Tu n'es donc pas en ville en train de chercher Minato parce qu'il n'a pas fait ses devoirs?
- Premièrement, je t'ai dit mille fois de m'appeler père... [i]commença-t-il.
- Faux. En réalité, ça fait la cent cinquante-troisième fois.
- Et deuxièmement, je te ne permettrai pas d'être aussi insolente envers ton père! finit-il d'une voix plus forte. Et ne m'interrompt pas quand je te parle! C'est indigne d'une fille issue de bonne famille. Et ta coupe de cheveux aussi, ainsi que ton style vestimentaire.
- Rhoooo... Quitte à avoir un accès de liberté très restreint, je peux au moins avoir le droit de me coiffer et m'habiller comme je veux...
- J'ai autre chose à dire, les animaux sont interdis!
- Et aussi d'avoir un animal de compagnie!
Mon père commençait à fulminer. Pour preuve: sa grosse veine sur son arcade avait un début de palpitation. Il me prit fermement un bras et m'entraina dans la maison, et plus précisément dans son bureau. La moitié de la pièce était remplie de piles de papiers en tout genre, classeurs, dossiers, mais aussi de vieux objets sculptés, un passe temps de mon père. Il s'assit derrière son bureau, et croisa ses mains pour poser son menton dessus. Quel savon allait-il encore me faire?
- Minami, de tout les enfants que j'ai vu dans le domaine des Sao, tu es la seule- je dis bien la seule- à nous causer autant de problèmes. Pourtant, ta mère et moi n'avons pas fait une mauvaise éducation de toi! Nous avons tout fait pour que tu aies de bonnes manières.
- Mais tu as oublié le plus important peut être: vous avez fait que m'écraser pendant des années! Je pouvais pas aller à l'académie sans qu'un ninja du clan me surveille d'un coin de rue! Vous étiez- et vous êtes touours d'ailleurs- obnubilés par les traditions du clan, vous voulez faire appliquer à tout le monde ces traditions, quitte à en oublier la liberté d'agir et de penser! Donc désolée, mais moi, j'ai à faire, c'est à dire améliorer mes capacités au Taijutsu!
- Non jeune fille! Tu vas rester ici!
Mais je n'avais que faire. Certes, j'ai été bien élevée, mais trop étouffée. Je courrai non pas vers la porte, mais vers la fenêtre de la pièce. Je brisai le carreau d'un seul coup de pied et tombai d'une hauteur égale à un bon étage- encore c'était pas trop haut. J'entendis mon père hurler mon prénom à plusieurs reprises, mais ce n'était pas pour autant que je m'arrêtai. Quand j'étais dans cette maison, j'avais l'impression d'être un oiseau en cage, et quand je n'y était pas, je me sentais libre.
Une fois arrivée aux Commerces, je pus enfin souffler un peu, bien que je n'étais nullement épuisée. Tiens d'ailleurs... J'avais un peu d'argent sur moi... Rien de mieux que de manger un bon bol de ramen pour oublier tout ça! Je fonçai vers le petit restaurant de ramen, et commandai un bol classique. De temps en temps, je faisai manger à mon serpent une ou deux nouilles. Il les mangea avec appétit, et à ce que je sache, les serpents ne mangent pas de ramen... Enfin bref, une fois mon repas fini, je continuai ma promenade avec mon petit compagnon reptilien, jusqu'à ce que mon frère Minato me retrouve, il avait l'air grave.
- Nan mais j'y crois pas... T'as vraiment défié Père au point de t'enfuir en explosant la fenêtre de son bureau? me demanda-t-il direct, le regard mi-grave et mi-admiratif.
- Ben... "exploser" est un peu exagéré... J'ai juste ouvert la fenêtre d'une façon non-académique, c'est tout.
- Quand même... T'a du cran petite soeur!
- Seulement il y a un truc que j'aimerais savoir: comment tu l'as su?
- En fait, je revenais de la bibliothèque d'assez mauvaise humeur, vu que je n'ai malheureusement rien trouvé, et là Tamaki est venue me voir en me disant que Père était furax. Je lui ai demandé pourquoi, et elle m'a dit que ma "chère et tendre soeurette" avait encore fait des siennes, en t'enfuyant par la fenêtre.
- Pourtant c'est pas la première fois que je fais ce coup là... Bref, si on faisait une mission pour oublier ça? Et t'as vraiment rien trouvé sur les coup de pieds que je fais?
- Non... répondit mon frère d'un air un peu dépité il semblerait que ce genre de chose relève plus du Taijutsu, et la spécialité de Mahou, c'est surtout le Ninjutsu...
- Et tu sais où on peut avoir plus de renseignements sur le Tai'?
- Ben... Je crois que c'est Chikara qui est le plus conseillé...
Mon regard s'illumina, et mes espoirs aussi. Donc en clair, si je voulais avoir plus d'infos la dessus, je devais aller à Chikara et donc explorer en partie le Yuukan! Et en même temps voir ce village en vrai. On dit qu'il est construit en plein désert, je me demande comment ils font pour vivre dans un tel endroit...
- J'ai pas fini Minami! N'oublie aps que tu n'es qu'une Genin, et moi un Chunin qui n'est promu que depuis peu... Un Genin et un Chunin dans le Yuukan, c'est pas le plus prudent à faire...
Et zut... Déçue, je caressai la tête de mon serpent, mes espoirs s'envolant au moment où ils arrivaient. Comment pourrais-je aller à Chikara? Ou même plus simple: comment trouver un moyen de sortir de ce village? Voir le monde extérieur que je n'ai jamais vu... Un vrai rêve... Peut être une mission... Sauf que pour un Gennin, faire une mission en dehors du village est





